Dans cette histoire, la seule (et première depuis qu'il a pris ses fonctions) décision lucide de notre cher Président fut de vouloir tenter de coopérer avec la Russie. Mais comment imaginer que notre ami et néanmoins tuteur impérialiste (pour ne pas dire tyrannique), les Etat-Unis, allait laisser faire... ?

Déjà que notre intervention en Syrie est d'une part largement discutable sur le plan du droit des nations, et qu'on sait d'autre part l'ambiguïté de nos relations avec les pays qui financent en sous-main le terrorisme, et que nous-mêmes nous l'armons indirectement, on comprend toute l'hypocrisie de notre action.

Si nous nous abstenions tout simplement d'intervenir au Moyen-Orient, nous n'aurions pas besoin de mettre en œuvre ces mesures d'exception et de prendre toutes ces dispositions liberticides (surveillances, finances, etc..., jusqu'à une modification de notre constitution !). En admettant qu'un jour le terrorisme soit éradiqué (ce qui est très improbable à un horizon de temps humainement imaginable), nous regretterons amèrement l'existence de telles dispositions dont on sait bien qu'elles n'ont aucune chances d'être abrogées un jour.

Posons-nous la question de savoir si tout cela ne procède pas d'une stratégie de nos politiques, eux-mêmes à la botte des financiers, pour nous mettre sous leur coupe réglée et leur assurer de maintenir de mieux en mieux leurs privilèges, voire leur dictature. Le simple fait de prétexter les dépenses de sécurité pour diminuer l'action sur la réduction des déficits démontre la volonté d'augmenter la pression financière sur la population et sur les prochaines générations, donc de façon pérenne.

Hollande a saisi la chance de pouvoir augmenter sa popularité en jouant sur la peur engendrée par ces attentats, dont il est indirectement responsable. Certes il n'est pas le seul et ses prédécesseurs en portent aussi la responsabilité, mais c'est lui qui est au pouvoir actuellement !
Ne doit-on pas se poser la question de savoir à qui profite le crime. Eh bien la réponse est évidente: les politiques et les marchands d'armes. Tout le reste, démocratie, religions, n'est que baliverne, enfumage et prétextes.