Hollande se prend pour Dieu vis à vis de la Syrie, comme Bush s’est pris pour Dieu vis à vis de l’Irak (enfin on sait très bien que Bush avait d’autres objectifs moins avouables que de démocratiser l’Irak). Hollande est comme un petit élève qui veut renchérir sur son maitre pour se faire valoir. L’objectif des USA (son maitre) est d’encercler la Russie (son regretté ennemi de la guerre froide), et pour cela tous les moyens sont bons, y compris ceux de soutenir, financer et former des rebelles pour faire tomber Bachar Al-Assad et le remplacer par une gouvernance au mieux faible, au pire à leur botte. La démocratie n’est qu’un prétexte pour justifier l’action.

Or « La France » (en tout cas son représentant), qui se croit toujours la lumière du monde prête à donner des leçons, mais qui n’a rien compris, abonde pour éliminer Bachar Al-Assad (soi-disant pour établir la « Démocratie »), mais en même temps veut exterminer les rebelles (qui pour l’occasion sont réputés séparés en deux clans: les terroristes et les modérés), ce qui est parfaitement contradictoire puisque par définition les deux entités (Bachar Al-Assad et rebelles) s’opposent.
Et puis a-t-on jamais vu une démocratie pouvoir être imposée à un peuple depuis l’extérieur. Nous avons pourtant suffisamment d’exemples d’échecs de telles tentatives avec l’Afghanistan, l’Irak et la Lybie, trois tentatives inspirées par les USA qui prouvent bien que le but n’était nullement la démocratisation des peuples.

Nous avons en France deux dangereuses éminences, Fabius et BHL, les va-t-en-guerre, et un Président chef de guerre qui applique. Ajoutez à cela une position très ambiguë, pour ne pas dire plus, vis à vis de l’Arabie Saoudite et du Qatar, qu’on caresse dans le sens du poil pour vendre « Nos Rafales », mais qui soutiennent les terroristes que nous voudrions éradiquer.
Bref, le manque de hauteur de vue de nos dirigeants nous entraine dans une guérilla dont on nous fait croire qu’elle peut être maitrisée, alors que nos actions au Moyen-Orient ne font qu’exacerber la haine des terroristes à notre encontre.

Il est clair, de mon point de vue, que la décision responsable serait de coopérer (provisoirement) avec Bachar Al-Assad pour tenter d’éliminer la menace terroriste sur la France (mais n’est-ce pas trop tard ?), et de dénoncer ouvertement le soutien des Etats-Unis aux rebelles syriens.