Le camp des Etats-Unis comprend aussi tous ceux qui leur prêtent allégeance. Le camp ennemi, qui peut varier en fonction du temps, mais qui semble inclure principalement la Russie depuis la deuxième guerre mondiale, est en fait provoqué en sous-main par ses instances gouvernementales obscures, CIA et autres, pour faire apparaitre comme une évidence cette bipolarisation du monde. En fait le seul but des Etats-Unis est de dominer la planète par la force et la violence.

L’Europe pourrait être la troisième force qui serait nécessaire pour contrer cette hégémonie des Etats-Unis, mais elle n’a pas compris l’importance qu’un tel rôle aurait pour maintenir une paix dans le monde. Elle a pour le moment prêté allégeance aux Etats-Unis, se présentant ainsi comme son valet naïf et manipulé. Le résultat actuel est une gabegie sans nom qui est issue des conflits successifs, voulus par les Etats-Unis en commençant par l’Afghanistan, puis l’Irak, puis la Libye, en passant par l’Ukraine, et maintenant la Syrie. Dans ce contexte, seule la France (l’UK est traditionnellement affiliée aux US et l’Allemagne y trouve un appui pour son essor économique) pourrait jouer un rôle - si ses dirigeants n’était pas aussi incompétents - pour initialiser une troisième voie propice à la paix dans le monde. De Gaulle avait compris l’importance et l’urgence de se libérer de la domination US. Et Chirac avait tenté un modeste essai dans ce sens en refusant de s’engager en Irak, mais il n’avait pas compris l’importance que pouvait avoir la pérennisation d’une telle démarche. Par la suite, Sarkozy, soutenu par notre horrible philosophe va-t-en-guerre BHL, a foncé bille en tête dans la logique des US en provoquant la chute de Kadhafi, avec les conséquences de chaos que l’on sait en Libye, situation qui arrange parfaitement les Etats-Unis. Et Hollande de poursuivre cette logique dans son comportement vis à vis de la Syrie, ne comprenant pas que le « terrorisme » qu’il se targue de combattre est en fait le résultat déplorable de la politique Etats-unienne, déplorable pour le reste du monde, mais pas pour les Etats-Unis (diviser pour régner).

L’Europe devrait, aurait du, se rapprocher de la Russie. La Russie fut traditionnellement proche de l’Europe, nos livres de géographie ne disent-ils pas que l’Europe va jusqu’à l’Oural ? Elle est encore géo-plolitiquement et culturellement proche de l’Europe. Ce rapprochement gommerait instantanément le problème de l’Ukraine, dont les US n’auraient plus rein à y faire, eux qui sont sans doute, en arrière plan, à l’origine du problème. Certes Poutine n’est pas un modèle de démocrate, mais l’est-il moins que le régime communiste précédent, et puis la France en est-elle vraiment un au XXIème siècle ? Et surtout ce rapprochement concrétiserait une troisième force entre les Etats-Unis et l’Asie, en attendant d’ailleurs que le continent africain n’en constitue une quatrième.

Enfin quand comprendrons-nous que, sous couvert de volonté de démocratisation des pays soi-disant tyrannisés, les Etats-Unis ne défendent que leurs propres intérêts, au détriment du reste du monde. Comment croire que la force et l’ingérence peuvent amener la démocratie dans une nation, vaste blague !

PS: une référence à lire http://www.mondialisation.ca/et-du-printemps-secoula-un-inutile-flot-de-sang-arabe/5486196