- La notion de race: vouloir supprimer le mot « race », c’est nier l’évidence de la différence tangible entre des groupes d’hommes. Une des définitions du dictionnaire: Groupement naturel d'êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires, indépendamment de leurs langues et nationalités. D’ailleurs pourquoi utiliser le terme de race lorsqu’il s’agit de chiens ou de chats ? L’homme serait-il le seul animal à être aussi monotone ? Ceux qui nient l’existence des races humaines le font parce qu’ils ont donné une connotation péjorative à ce terme (sans doute à cause de Gobineau). C’est vraisemblablement le fait de racistes qui ont mauvaise conscience. Je ne suis pas généticien, mais on ne me fera pas croire, moi qui ai une formation scientifique, que les différences de couleur de peau, de forme des yeux ou du nez ne sont pas des différences réelles qui à elles seules justifient le terme de race. Et on ne me fera pas croire non plus que les differences entre les races sont limitées à ces aspects physiques. Ce qui ne veut pas dire que je ne reconnait pas une égalité totale de capacités et chance entre les hommes et ne m’interdit pas de faire une quelconque discrimination. Je pretends que l’utilisation du terme race n’a rien à voir avec le racisme. Si on le supprimait, en particulier de la Constitution Française, il faudrait le remplacer par une périphrase qui ressemblerait fort à une définition du dictionnaire, comme on l’a fait pour d’autres vocable: mal-entendant pour sourd, mal-voyant pour aveugle, et j’en passe et des meilleures. Pour la « bien-pensance » actuelle, toute distinction de particularisme semble péjorative et doit être bannie. C’est ridicule et ne fait qu’appauvrir le vocabulaire de la langue française.

- La logique de la guerre: comment pourrait-on éviter les « dommages collatéraux » d’une guerre ? Détruire un hôpital dont on sait qu’il cache des « ennemis » ne me parait pas plus inacceptable que de tuer des civils n’importe où, en même temps que des ennemis. Les ONG soignent des êtres humains quelles que soient leurs origines ou leur appartenance, bien ! Il me parait de bonne guerre (sans jeu de mot) que se cachent dans des hôpitaux des individus qu’on décrète être des ennemis. Alors que faire ?
Dans le même ordre d’idées, comment pouvoir affirmer que parmi les centaines de milliers de réfugiés du Moyen-Orient ne se cachent pas des dizaines de djihadistes prêts à en découdre avec nos pays occidentaux ?

- La logique de la peine de mort: pourquoi fait-on une distinction entre le fait de tuer lors d’une guerre et ne pas tuer sur le territoire national soit-disant en paix ? On invoque la légitime défense, mais où est-elle dans les frappes préventives ? On se donne le droit de tuer des « terroristes » sur une terre étrangère, sans se poser de question, sans jugement, alors que ces mêmes terroristes, appréhendés sur le territoire national, vont faire l’objet d’enquêtes interminables (s’ils ne sont pas tués lors des opérations policières), pour finalement finir, au pire, en prison parce que la peine de mort est abolie. Où est la logique là dedans ? Quand on frappe un camp d’entrainement de jihadistes, combien auraient pu se « racheter » s’ils avaient survécu ? L’abolition de la peine de mort, sous prétexte qu’un homme peut toujours se racheter, est une supercherie quand on se donne le droit de faire la guerre. Et, en étendant le raisonnement, quelle différence éthique existe-t-il entre un « terroriste » et un délinquant qui tue pour s’emparer d’un bien ?