Voici ces notes précédées chacune de la mention de la phrase ou du paragraphe qui l’a motivée:

p126 La croissance démographique est pourtant indéniablement en hausse et les besoins en nourriture de l’humanité accompagnent cette augmentation.
Mais les écolos s'en fichent de la faim dans le monde. Ce qu'ils veulent, ce sont des produits "naturels", qu'ils définissent comme ceux de nos grand-mères, et sans se préoccuper vraiment de leur innocuité.

p131 N’y aurait-il pas en France (et la question se pose également pour le gaz de schiste, le nucléaire ou encore les pesticides) la place pour des opinions intermédiaires, plus « raisonnables » que l’emballement ?
J'ajouterais: les ondes électromagnétiques.
Nos politiques français, obnubilés par leur prochaine réélection, sont trop timides pour dénoncer les inepties des minorités agissantes. Ils préfèrent ménager la chèvre et le chou contre toute logique humanitaire (entre autres).

p134 Chaque année ce sont en effet plus de 5 millions d’enfants qui sont touchés par ce déficit qui provoque des troubles de la vision. En Inde, selon la Banque mondiale, ce sont près de 40 000 vies par an qui pourraient être épargnées.
Cependant, pourquoi vouloir à tout prix corriger ce que la nature a toujours réalisé en terme de limitation de la croissance de l'humanité ? La plus importante action écologique serait de limiter la croissance démographique jusqu'à voir la population mondiale diminuer. Ou alors, renoncer à maintenir une diversité biologique qui est incompatible avec la prolifération humaine (compte tenu de la nature humaine - que personne n'arrivera à modifier - et ses conséquences ).

p137 Mais ceux que les OGM sauveront seront peut-être les agriculteurs
Pour les détracteurs des OGM: qu'est ce qui est le plus nocif pour l'homme et la nature, les OGM ou les pesticides ?

p143 Il y aurait aujourd’hui sur terre suffisamment de nourriture pour nourrir près de 9 milliards d’êtres humains, et pourtant ils sont encore près de 1 milliard à souffrir de la faim.
Pourquoi vouloir 9 milliards d'humain, même si on pouvait les nourrir ? La faim n'est pas le seul critère de survie de l'humanité. Sur 9 milliards d'humain, il est certain qu'environ 8 milliards seront pauvres - et je ne parle pas de la transformation, je devrais dire, de l'adaptation de la bio-diversité. Est-ce ça le destin de l'humanité ?

p181 Par ailleurs, au-delà de la recherche de solutions nouvelles, plus durables, il va bien aussi falloir que le prix du produit final prenne en compte les coûts environnementaux
Oui mais, faire payer les pollueurs revient à faire payer le client final, et, en définitive, déresponsabiliser le producteur pollueur. Le coût sera supporté par le client final, ce qui dédouane le producteur pollueur. Comment faire pour pénaliser le producteur pollueur lui-même ? Ce qu'il faut, c'est inciter le producteur à évoluer vers une production propre sans pénaliser le client final.

p187 La première cause de mortalité en France est le cancer du poumon dû à la consommation de tabac qui fait plus de 26 900 morts par an (près de 1,18 million de victimes annuelles dans le monde).
26900 morts non pas de plus, mais prématurés par rapport à ce qui serait sans tabagisme. Le problème n'est pas tant ces morts que les soins que la collectivité est obligée de financer pour les maintenir en vie plus longtemps malgré les dérèglements qu'ils se sont infligés par leur tabagisme.

p191 Depuis trente ans, le changement climatique serait responsable, selon l’OMS, de plus de 150 000 décès par an à travers le monde, dont 90 % des victimes seraient originaires d’Asie et d’Afrique.
Encore une fois il s’agit de décès prématurés, car ces gens mourront de toute façon.

p219 Mais comment prouver « l’innocuité totale » d’une technique ou d’un produit ?
Il n'y a pas a la prouver: aucune technologie, aucune technique, aucun produit ne peuvent être considérés comme sans risque. C'est en faisant croire le contraire qu'on déresponsabilise les gens, et que la population se retranche derrière les politiques pour nommer des responsables: c'est toujours de la faute de "l'autre" et pas de soi-même.

p220 L’indispensable progrès est aujourd’hui écorné par une connotation péjorative
Je dirais plutôt: "l'inévitable progrès", tant il est dans les gènes de l'homme de se poser des questions, donc de rechercher des réponses (et, toujours, de les trouver, même si c'est à plus ou moins long terme), et ainsi de progresser. Le progrès n'est pas une stratégie, c'est une spécificité de la nature humaine. Et toute évolution nous plongeant, par définition, dans l'inconnu, représente forcément un risque. Le problème de notre société, hyper-sécurisée, est que le commun des mortels prétend avoir un avis pertinent sur tout sans posséder les compétences nécessaires pour l'avoir.

p224 En France, en prônant ce principe de précaution, nous écartons trop souvent le principe primordial « d’expérimentation ». On neutralise les avantages de tout progrès au bénéfice d’un seul risque supposé et indéfini. On multiplie alors les normes, les réglementations et les procédures et faisons fuir toutes les envies d’investir en France. Tel un boa constrictor, ce principe étouffe lentement l’activité économique de la France en paralysant les initiatives.
Oui, les français se sentent bien dans leur bulle statique des"avantages acquis", et veulent y rester à tout prix, ignorants par ailleurs l'évolution du monde.

p224 Les croyances prennent le pas sur les connaissances. Je crains ce que je crois.
C'est sur ce principe que fonctionnent les religions et la montée des exaspérations religieuses actuelles n'est pas sans rapport avec cette mentalité.

p227 Si ce principe doit être, par simple bon sens, appliqué en première intention en se fondant sur des modélisations, il faut dans un second temps et rapidement pouvoir l’adapter à la réalité du terrain, aux faits tangibles.
Attention, la modélisation s'appuie sur l'expérimentation préalable. Elle ne peut donc pas être appliquée à la recherche fondamentale, et donc il est antinomique de parler de modélisation dans le cas d'une découverte. Si, maintenant la France peut se passer d'expérimentations pour son arme nucléaire, c'est parce qu'elle a suffisamment expérimenté antérieurement pour pouvoir créer des modèles pertinents.

p228 Bien interprété, le principe de précaution peut être utile à notre société mais il faut lui associer un principe « de progrès ».
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Principe de précaution + principe de progrès, n'est-il pas plus simple de supprimer le principe de précaution, et mettre les français face à leurs responsabilité ?

p243 L’obsolescence programmée d’une grande partie de nos produits n’est plus acceptable car elle représente une menace grave pour les générations futures.
Certes, l'obsolescence programmée, telle que conçue actuellement est une aberration, mais une obsolescence de fait est inéluctablement liée au progrès. Elle est a plus long terme, mais elle est. Vous pouvez toujours recycler votre vieux téléphone en le donnant à des gens qui n'ont pas accès aux progrès récents des télécom, il arrivera un jour où ce téléphone ne pourra plus servir. Et un recyclage en quelque chose dont la valeur résiduelle n'a aucun rapport avec la valeur du produit initial, est-ce vraiment un recyclage ? Économie circulaire, pas tout à fait, je dirais plutôt économie en spirale décroissante. Et le résultat est, sans doute au final, une dispersion des ressources naturelles. Nos vieux téléphones en Bakélite finiront peut-être partiellement dans les enrobés des routes, mais le cycle s'arrêtera là.

p250 C’est ainsi que, vu qu’il ne me semble franchement pas très raisonnable de souhaiter une crise majeure faisant office d’électrochoc, il me paraît urgemment nécessaire, et au risque de choquer, de nous tourner… vers nos enfants !
Si je suis d'accord avec les objectifs, j'ai cependant plusieurs remarques: d'abord, nous ne serons jamais au pied du mur. L'évolution est progressive, et l'homme s'y adapte parfaitement - vous vous êtes sans doute bien adaptée aux quelques dixièmes de degrés moyens supplémentaires du climat depuis votre jeunesse - la catastrophe, si catastrophe il y a, surviendra sournoisement.
Ensuite, à propos de l'éducation, certes indispensable, combien seront suffisamment convaincus et compétents pour dispenser cette éducation aux masses en présence ? L'écologie, au bon sens du terme ( pas celui de nos " écolos") est loin d'être une idée partagée par un nombre suffisant d'humains pour que l'éducation en généralise la notion. Tant que la population mondiale croîtra, les inégalités persisteront, voire s'intensifieront, au détriment de la généralisation d'une écologie appliquée.
Enfin, je ne crois pas du tout en une uniformisation de la connaissance au niveau mondial, qui éviterait les guerres, les dictatures, les gaspillages, l'exploitation de l'homme par l'homme, bref, tout ce qui serait pré requis pour - j'ose le dire - la survie de notre planète. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas le tenter !

p252 Condorcet, en 1794, dans Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain, faisait de l’éducation l’un des moteurs les plus puissants du développement des peuples. Il écrivait : « Les progrès des sciences assurent les progrès de l’art d’instruire, qui eux-mêmes accélèrent ensuite ceux des sciences ; et cette influence réciproque doit être placée au nombre des causes les plus actives, les plus puissantes, du perfectionnement de l’espèce humaine.
Ce n'est pas gagné. L'histoire est faite de cycles. Rappelons-nous que les arabes ont été de grands scientifiques auxquels on doit beaucoup d'avancées dans les domaines mathématiques et scientifiques. Ils sont maintenant retombés - quelle qu'en soit la raison - dans un obscurantisme hors du commun, difficilement compréhensible pour les occidentaux que nous sommes. La compétition nord-sud de notre société actuelle pourrait bien devenir un jour une compétition est-ouest, ou autre chose. Certains sociologues prétendent que la guerre est inhérente à la nature humaine.