Sur l’environnement,
Les conséquences de la mise hors service de Fukushima sont-elles pires que celles de l’utilisation du combustible carbone pour obtenir de l’énergie ? Certes, le nucléaire fabrique des déchets radioactifs dont la durée de vie se mesure en siècles ou en millénaires, mais la pollution par le CO2 est-elle maitrisable sur un horizon plus court ? J’ai bien peur que les dégradations de notre environnement par le réchauffement climatique soit irréversibles.
Et pour ceux qui me rétorqueront que l’utilisation du carbone pour obtenir de l’énergie n’est pas ce que préconisent les verts, je répondrai que:
1) les énergies de substitution demandent probablement plus de temps à être développées que ce qu’ils veulent nous faire croire, et
2) que leur bilan en terme de pollution par le CO2 ou d’autres polluants n’a pas été fait. Quel est le bilan carbone des cellules photovoltaïques si on y inclut leur fabrication (hors du cas où l’électricité consommée provient du nucléaire, bien entendu) ? Quel est le bilan pollution environnementale des éoliennes ?
Pour le moment la seule source d’énergie pratiquement vraiment renouvelable est l’hydroélectricité obtenue par le relief (barrages), et encore… Quant aux autres, exploitations hydrauliques des mers (marées, houle), ou autres plus exotiques encore, attendons qu’elles arrivent au stade industriel.

Sur notre économie,
Les conséquences de l’abandon du nucléaire (je parle pour la France) ne sont-elles pas pires que celles engendrées par la perte de notre indépendance énergétique ? Les énergies de substitution connues actuellement ont une fiabilité d’approvisionnement aléatoire et ne peuvent représenter, même à terme, qu’une part marginale du volume nécessaire.
On nous promet un développement industriel sans précédent et des emplois pour exploiter les énergies renouvelables.
Je pose la question: a-t-on seulement évalué, chiffré ce développement ? Parce que pour l’instant les industriels qui exploitent les filières alternatives un tant soit peu existantes (éolien et photovoltaïque) sont d’origine étrangère et rien ne prouve que la France pourrait devenir compétitive dans ce domaine.
Quant à de nouvelles filières, il faut les étudier, les développer, voire les inventer, c’est à dire faire de la recherche et du développement, ce qui n’est pas synonyme d’emplois à grande échelle avant le stade de la production (et encore), et donc avant longtemps.
Et même si la France arrivait à développer ces filières, qui nous prouve qu’elle serait leader dans ce domaine ?

Bref, les verts tentent de nous faire avaler des couleuvres, au minimum en terme de délai, quand ils veulent l’abandon du nucléaire. Il est clair que leur discours n’est étayé d’aucune étude sérieuse, mais plus basé sur du sentiment, quand ce ne sont pas carrément des mensonges.