S’il est vrai que l’Europe est empreinte d’une tradition judéo-chrétienne, de par son histoire, cette tradition, grâce ou à cause des courants contradictoires qui s’y sont développés au cours des siècles, lui a insufflé finalement un esprit de tolérance bien réel, bien que diversement partagé entre tous les pays qui la compose.

Il ne faudrait pas cependant que cet esprit de tolérance l’aveugle au point de se laisser pénétrer progressivement par une autre tradition, intolérante par définition, qui est celle de l’islam. Les musulmans, quel que soit le courant auquel ils appartiennent (donc y compris les modérés), font allégeance à leur prophète et « sa parole », le Coran. Par conséquent, même si les musulmans modérés semblent s’intégrer harmonieusement au sein des sociétés européennes, ils ne peuvent lutter contre les orientations prônées par leurs extrémistes. Il faut savoir que ce que les islamistes appellent « démocratie » est en réalité la loi dictée par le Coran. J’en veux pour preuve - entre autres et par exemple - les mouvements actuels de revendications, au nom de la démocratie, pour le changement de la Constitution turque demandée par le AKP (le parti islamique) contre les défenseurs de la laïcité.
Je conteste l’idée qu’une démocratie, au sens fondamental du terme, puisse ne pas être laïque.

L’intégration de la Turquie au sein de l’Europe n’est déjà pas logique sur le plan géographique puisque la plus grande partie de son territoire, dont sa capitale, est en Asie, alors qu’en serait-il d’un Etat qui a toutes les chances de devenir une république islamique. Ne vous faites pas d’illusions, ou il le deviendra avant la demande officielle d’adhésion, et alors l’Europe aura à choisir le sens de son évolution démocratique future, ou elle le deviendra après cette adhésion (ce qui est plus probable), et alors que fera l’Europe mise devant le fait accompli ?

L’islam, qui n’a pas pu progresser au delà de Poitier en 732, et qui a été expulsé de l’Espagne définitivement en 1492, envahit maintenant de manière insidieuse notre continent grâce précisément à notre tradition démocratique. Je dis de manière insidieuse car des aspects de sa tradition rentrent progressivement dans les moeurs, finiront par s’y imposer, et finalement imposer une orientation islamique à nos Constitutions.
Voyez, par exemple la pénétration des conditions halal pour l’alimentation de nos ressortissants musulmans: attendez-vous à ce que (comme disait Geneviève Tabouis autrefois) tous les abattages d’animaux se fassent conformément à cette tradition (entre autres que la tête de l’animal soit tournée vers la Mecque), ce qui sera plus simple que de ne le faire que pour certains clients. De même pour les cantines de nos enfants, le porc en disparaîtra progressivement suivant le même principe de simplification.
Or de quel droit le contenu de nos assiettes serait-il déterminé par d’autres critères que sanitaires et de santé publique ? Rappelons nous que le rendement moyen en viande est de 55% pour le boeuf et le mouton et de 70% pour le porc et qu’un des avantages de la production de monogastriques (porc et volailles) par rapport aux ruminants est son impact limité sur l’utilisation de l’espace et son efficacité alimentaire supérieure.
Dans d’autres domaines, la pression pour tenir compte des fêtes musulmanes ne finira-t-elle pas par vaincre nos réticences ? Pourquoi devons-nous voter une loi pour interdire le port de la burqa ? A quand alors une aide pour le pèlerinage des musulmans à la Mecque, etc... ?

Personnellement, je respecte toutes les croyances, mais à condition que leurs adeptes respectent les Droits de l'Homme. Or dans le cas particulier de l'islam, ils faudrait qu'ils renient quelques principes de leur Livre, ce qui est totalement contradictoire avec ses préceptes, puisque leur adhésion est subordonnée à l'interdiction d'en discuter le contenu. En d'autres termes, il est impossible à l’islam modéré de se prononcer sur les dérives de l’Islam, puisque par définition il s’agirait de renier le Coran, et donc de combattre l’Islam. Les musulmans sont enfermés dans leurs Ecritures. En ce sens le Coran a tout prévu !

Nos dirigeants devraient éviter de faire de l’électoralisme, et de plutôt réfléchir au long terme, car dans cette voie, ce n’est pas pour être seulement élus qu’il transigeront avec l’Islam, mais bien pour en appliquer les lois, car alors les musulmans seront majoritaires !

Alors nos Droits de l’Homme ne seront-ils plus que le plus petit dénominateur commun entre les contraintes des différentes religions ?