Essentiellement pour trois raisons:
- Les Français ne veulent pas du travail, ils veulent des sous. Finalement, les chômeurs, ils s’en foutent (sauf les chômeurs eux-mêmes bien entendu)
- Toute proposition n’émanant pas des syndicats est forcément mauvaise. Les syndicats n’ont comme moyen d’action que la surenchère pour se faire valoir
- La gauche promet ce qu’elle ne pourrait tenir. Démagogie ! C’est toujours la gauche au pouvoir qui a fait les réformes les plus contestables, pour réparer les bourdes précédentes issues des promesses qu’elle ne pouvait tenir.
La gauche, c’était « travailler moins pour gagner plus », alors forcément, on a pris l’habitude...
Les syndicats, qui ne sont aucunement représentatifs des travailleurs, n’ont d’autre alternative que de leur faire croire qu’ils sont exploités...
Ca fait des années que la France laisse partir des emplois. Or, que demandent les socialistes, dans la droite ligne de leurs habitudes ? que l’état créé des emplois de fonctionnaires, mais qui va les payer si l’outil de production de richesses est en déliquescence ?
Quelques chiffres:
21 millions d’actifs dans le privé, qui paient pour:
5,2 millions de fonctionnaires en 2008 (Santini 02/09)
2 millions de chômeurs (si on en croit les chiffres officiels)

La France n’a plus les moyens de nourrir ses fonctionnaires, elle doit recréer de la richesse. Il faut qu’elle reconstruise son outil de production, en particulier pour l’exportation, et cela ne peut se faire que s’il est compétitif, donc ce n’est pas en augmentant les charges de l’état qu’on peut y arriver, car alors qui paierait: tous ceux qui ont encore un peu d’argent, et en particulier les entreprises, mais forcément au détriment de la qualité et de la pérennité de l’outil de travail. Et arrêtez de nous prendre pour des débiles en continuant d’affirmer que le soutien aux banques est un don, et qu’il aurait mieux utilisé en étant distribué à la population. Si la population est prête à se satisfaire d’argent virtuel, alors OK, sinon ....? Les subprimes n’ont pas été autre chose que de la distribution d’argent virtuel.
Quelques chiffres:
La balance commerciale française déficitaire depuis 2004 (Données INSEE corrigées du taux de couverture), soit:
5 Milliards en 2004, 22 Milliards en 2005, 27 Milliards en 2006, 38 Milliards en 2007, 56 Milliards en 2008.
Quel citoyen peut croire que le niveau de vie de ses enfants pourra seulement être maintenu dans ces conditions ?

Paradoxalement, et c’est ce qui risque bien de se produire, une révolution menée par l’extrême gauche pourrait faire accepter aux Français de se serrer la ceinture, parce que les Français seront bien d’accord pour manifester et même renverser le gouvernement, mais au bout du compte, que feront les malins qui ont les solutions avec des caisses vides ? Distribuer le peu qui reste pour que la population achète les produits uniquement à l’étranger, et plus particulièrement à la Chine parce que ce sera moins cher ?

Allons, allons ! les solutions passent forcément par la réduction des dépenses de l’état, et pour cela:
- diminuer le nombre de fonctionnaires. Concentrer et réorganiser les hôpitaux pour une meilleur efficacité des soins, indexer le nombre d’enseignants sur le nombre d’élèves (comment fait-on pour annoncer 35 élèves par classe alors qu’il y a 12 millions d’élèves et 800000 enseignants en primaire et secondaire, soit 14 élèves par enseignant ?), concentrer et réorganiser la justice pour une meilleure efficacité (la répartition qui était valable en 1789 ne l’est plus aujourd’hui), faire des coupes drastiques dans l’organisation décisionnaire des collectivités locales (trop de niveaux, trop de conflits d’intérêt, trop de délais, donc de l’effet Joule). Pour les fonctionnaires restants, prendre modèle sur l'Allemagne qui les "soigne" et les traite bien, mais ne leur donne pas le droit de grève (l'Etat allemand considérant qu'un serviteur de l'Etat doit être un modèle, à l'image de son employeur).
- profiter des gisements de disponibilités pour les redistribuer à l’industrie (action à échéance moyen terme pour la compétitivité et l’emploi), réorganiser l’université et la recherche (pour la compétitivité à long terme)
- limiter l’échelle des rémunérations (en prenant tous les revenus en compte: salaires, avantages, dividendes et autres) pour améliorer le sort financier des employés et des retraites