Qu’en est-il dans les faits ? Boycott du parlement, désobéissance vis à vis du service public, blocage du pays en période de crise, critique systématique de l’action gouvernementale, obstruction du parlement... Sont-ce là des pratiques démocratiques ? L’appel à la grève (comme si ça regardait un parti politique) et aux manifestations à partir d’arguments parfaitement démagogiques - il est facile de faire miroiter monts et merveilles sur le mécontentement des citoyens quand on n’a aucune responsabilité - constitue une attitude complètement irresponsable, alors que cette période difficile demanderait que tous fassent preuve de solidarité. La gauche française veut nous faire croire qu'elle a le monopole de la démocratie !

Certes, il pourrait y avoir d’autres solutions pour atténuer la crise, mais prétendre qu’on a les meilleures est pour le moins présomptueux. La droite au pouvoir a mis en place les solutions qui lui paraissent les meilleures par rapport à sa sensibilité; si la gauche avait été au pouvoir elle aurait fait de même à partir de ses convictions. Qui peut prétendre quelle serait la meilleures solution ? Ce que croit la droite, c’est d’alimenter en priorité les rouages économiques pour que l’action soit pérenne, alors que la gauche veut une action immédiate dont rien ne prouve qu’elle puisse déboucher sur une reprise de long terme. Qui a raison ? c’est une question de point de vue.

Cette grève montre aussi le véritable sens du service public de nos serviteurs du Service Public: en France, où on leur reconnaît le droit de grève (ce n’est pas le cas de toutes les nations), ils devraient au contraire se faire un honneur de ne pas l’utiliser pour garantir justement le service public. Drôle de pays où il est de bon ton de défendre des gens qui pourtant font fi des administrés et prennent non seulement les citoyens en otage, mais mettent à mal l’économie. Heureusement que la conscience professionnelle du plus grand nombre, ainsi que l’astuce naturelle des Français leur permet de trouver des palliatifs, parce que ce n’est pas parce qu’il y aura des millions de manifestants dans les rues que cela prouvera que la majorité approuve. Les minorité agissantes comptent toujours sur la faiblesse des uns et le désintérêt des autres.
Au fait, il n’y a que les fonctionnaires pour dire que le service public ne peut être assuré que par des organismes d’état: on pourrait très bien imaginer une privatisation de tous ces services, et que le rôle de l’état soit précisément de fixer les règles de fonctionnement pour qu’ils soient équitablement assurés pour tous les administrés.