Parce qu’ils se figurent détenir La Vérité, il faut que les socialistes contrarient toute initiative gouvernementale. Mais, que diable, les Français ont pris leur responsabilité en votant, pour 5 ans, à droite en 2007, et n’en déplaise aux socialistes, jouer l’obstruction systématique n’est pas une pratique démocratique.
En agissant ainsi ils apparaissent comme plus conservateurs que les conservateurs: c’est bien simple, toute réforme est une mauvaise réforme, et le passé vaut mieux que le changement. Mais enfin, si la France est de plus en plus à la traîne des nations développées, c’est bien parce qu’aucune réforme de fond n’y est possible, et cela dure depuis 25 ans ! La seule solution selon eux de résoudre les problèmes est d’augmenter les personnels quel que soit le domaine considéré et surtout dans la fonction publique, ils ne se sont jamais posé la question de l’organisation ou des structures.

Ce sont nos socialistes qui sont à l’origine du laxisme général de l’éducation: perte du devoir de respect des jeunes vis-à-vis de leurs anciens, particulièrement criante dans l’Education Nationale. Pourquoi les classes de 35 élèves sont-elles intenables ? parce que plus aucun jeune ne respecte ses professeurs, et pourquoi cet état de fait ? parce que les jeunes doivent être laissés à eux-mêmes pour s’éduquer - drôle de notion de l’éducation ! Et si on développait le sens civique au lieu de revendiquer des personnels supplémentaires pour tenir les jeunes ? Le problème est bien avant tout de discipline !
Je vais peut-être vous apprendre quelque chose: les emplois de fonctionnaires et assimilés représentent environ le tiers de la population active. Comment la France peut-elle se les payer, ou plutôt, comment les Français qui produisent des richesses peuvent-ils les payer. Il est là le fond du problème. Dans l’Education Nationale, 870000 enseignants (primaire et secondaire, hors les 174000 non enseignants) enseignent à 12 millions d’élèves, soit 14 par enseignant. On nous parle de 35 élèves par classe: chercher l’erreur. N’y a-t-il pas là un problème d’organisation ?

J’ai pris l’exemple de l’Education Nationale, mais je peux aussi prendre celui de la Recherche: pourquoi persister dans un système qui nous fait perdre pied dans la compétition internationale. La recherche fondamentale, oui, mais pas uniquement, c’est la recherche appliquée qui fait la richesse d’un pays, et c’est elle que les organismes privés acceptent de financer. Alors qu’on réserve les fonds publics à la recherche fondamentale - encore que certaines grandes entreprise seraient bien d’accord pour y participer - peut-être, mais pas plus que de besoin par rapport à la recherche appliquée.

Quant au plan pour lutter contre la crise, qui peut dire aujourd’hui quelle est la meilleure solution ? Relancer par la consommation, ou relancer par l’investissement ? Personnellement j’opte pour la deuxième car, si l’effet n’est pas immédiat, il a des chances de ne pas obérer l’avenir. La Gauche qui veut toujours avoir les meilleures solution, ferait bien de penser un peu à la France, et réaliser que sa critique systématique n’apporte rien. Quand elle sera au pouvoir - si un jour elle est capable de proposer un programme - elle mettra ses solutions en application, et souhaitons qu’elle ne soit pas confrontée à un déluge d’amendements de la part de l’opposition d’alors !