Première leçon: Israël fait ce qu’il veut, et les ronds de jambe des pays occidentaux pour soi-disant arrêter le conflit ne sont que de la poudre aux yeux.

Deuxième leçon: il n’y a aucune chance que le conflit soit terminé, parce que sa cause principale n’a pas été traitée, l’idée n’en a même pas été évoquée. La seule solution au conflit résiderait dans l’imposition par la communauté internationale, et évidemment des US en tout premier lieu, à Israël, soit de se retirer dans ses frontières de 1947, je dis bien 1947, et non pas 1948 ou 1967, soit d’accepter d’intégrer, sur un réel plan d’égalité, le peuple palestinien, c’est à dire de considérer que ces territoires appartiennent aussi bien à l’un qu’à l’autre, aux Israélien suite à la décision de l’ONU, et aux Palestiniens parce qu’ils ont le droit du sol. Il faut bien comprendre que l’occident, mais d’abord par la paranoïa américaine, a peur de l’Islam, peut-être à juste raison pour la frange extrémiste, qu’il a peur de perdre ses ressources de pétrole, et qu’une diabolisation de ses ressortissants lui donne prétexte à des actions violentes, mais surtout à maintenir une force locale importante, dont Israël fait partie, pour soi-disant équilibrer les influences, ou surveiller l’ « ennemi ». Si l’Europe, et surtout la France, avait vraiment voulu résoudre le conflit, c’est d’abord du côté des US qu’il aurait fallu se tourner pour leur faire comprendre le danger de leur position pour la paix au Proche-Orient.

Troisième leçon: les manifestations des pays occidentaux ont bien souvent confondu le combat contre l’offensive israélienne avec une défense des activistes du Hamas, qui ne sont peut-être pas aussi représentatifs des palestiniens qu’on veut nous le faire croire et encore moins des musulmans en général. Beaucoup, en occident ont fait aussi l’amalgame entre Israël et le judaïsme, favorisant ainsi un fossé qui se creuse entre les sionistes et les juifs du monde entier, en général partie intégrante des peuples où ils vivent, ainsi qu’un sentiment de discrimination vis-à vis de ces derniers. Cet état d’esprit ne peut qu’exacerber les extrémismes de tous bords.

Quatrième leçon: les pays arabes ont une fois de plus montré leurs divisions vis-à-vis de la Palestine, incapables de présenter une position commune, encourageant ainsi la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient.