Bienvenue , sur le Site de mic0741. Evasions... Réflexions... !

ECOLOGIE et POLITIQUE

Ecologie et fracture sociale (21/01/2008)

N'y a-t-il pas là un paradoxe, où l'homme semble moins se préoccuper de ses semblables, que de la nature qui l'entoure ? Je remarque d'ailleurs que cette préoccupation n'est sensible que chez les populations les mieux nanties et les plus favorisées.

En fait, je constate de plus en plus, hélas, que, devant un fait de société, peu de gens se posent la question de savoir quel est le véritable problème. La tendance générale des acteurs socio-politico-économiques est de ne voir que des conséquences et de militer pour des actions correctives, qui ne sont en fait que "cautères sur des jambes de bois". En faisant de l'écologie un sujet de préoccupation principal, n'élude-t-on pas le problème plus important de permettre à toute une partie de la population mondiale, et pas la moindre, d'atteindre un niveau de vie acceptable (pour commencer !) ?

Bien sûr on va me répondre que l'un ne va pas sans l'autre, mais je ne suis pas sûr, d'une part qu'on ait mis les priorités dans le bon ordre, et d'autre part que la prise de conscience du phénomène écologique résolve en quoi que ce soit le problème des disparités grandissantes de niveau de vie sur notre planète !
Je considère, en dépit des prophètes de malheur qui savent ce qui sera néfaste à l'humanité future, que l'homme a de grandes chances de savoir maintenir un équilibre écologique de la planète, c'est à dire de s'adapter à l'évolution, à laquelle il contribue, de l'écosystème planétaire, et que le plus grand danger pour l'avenir réside dans l'exaspération des disparités sociales.

Notre société contemporaine est caractérisée par sa maîtrise des communications et par son besoin effréné en énergie, comme elle fut jadis, dans les premiers siècles du deuxième millénaire, caractérisée par les échanges entre l'Europe (civilisation occidentale) et les autres continents (Asie et Amérique).

Les aspects communications feront l'objet d'autres écrits, mais considérons ici le problème de l'énergie qui est aujourd'hui sans doute le plus important pour l'avenir matériel de l'humanité: il conditionne le développement des pays du continent asiatique, et celui à venir de l'Afrique, tous ces peuples aspirant légitimement au niveau de vie des pays du Nord.
S'agissant des énergies fossiles, le phénomène qui interviendra en premier sera peut-être moins une véritable pénurie que leur coût. En effet l'augmentation des prix, et donc des revenus des pétroliers leur permet de prospecter et d'extraire des ressources qui jusque là n'étaient pas rentables, pour les proposer à des prix toujours plus élevés, selon une spirale infernale dont la course ne peut s'infléchir que par des conflits.
Il faut bien comprendre que la ressource énergétique étant devenue indispensable à la vie humaine, l'augmentation incessante de son coût est sans doute un moteur essentiel de la fracture sociale, par un mécanisme où les plus fortunés, qui d'ailleurs deviendront de moins en moins nombreux, qu'on parle de nations ou d'individus, pourront payer le prix de cette énergie, laissant les autres dans une indigence de plus en plus grande.

La bio-énergie n'est aussi qu'un leurre, qui va dans le même sens, remplaçant les surfaces cultivables aux fins d'alimentation, en surfaces cultivables aux fins de production d'énergie. Ce faisant, on provoque une pénurie alimentaire qui ne peut aussi que pénaliser les moins favorisés, et, hélas, ce phénomène est déjà largement initié.

La disparité des niveaux de vie provenant aussi en grande partie de certains traits de caractère de l'homme, comme sa cupidité, son égoïsme, devrait nous interpeller. Pourquoi ne pas tenter d'infléchir ces comportements naturels, donc de militer pour que les hommes aient plus de considération les uns envers les autres, ou simplement plus d'humanité ?
L'urgent n'est-il pas d'améliorer le relationnel entre les hommes, plutôt que de les opposer à leur environnement.

Tout se passe comme si les pays développés prônaient l'écologie pour leur propre survie, en négligeant celle des pays sous-développés, et tout en arguant d'une volonté altruiste. En effet, rares sont les actions qui ont pour but d'aider les pays sous-développés à apprendre à s'en sortir à terme par eux mêmes, et en tout cas elles ne sont pas le fait des mouvements écologistes.
Les aides accordées par les nantis sont beaucoup plus destinées à leur donner bonne conscience qu'à aider réellement ces pays à s'en sortir: ceux qui font des dons se fichent éperdument de la manière dont on les utilise. L'utilisation la plus courante, quand ça n'est pas détourné à d'autres fins, les transforme en nourriture ou soins médicaux qui ne garantissent aucunement une évolution vers l'autonomie de ces peuples.
De même, le renchérissement du coût des énergies, que je mentionnais plus haut, et qui est terrible pour ces pays, ne préoccupe pas plus que ça les écologistes.

Il me semble qu'il y a là matière à réflexion, et les actions écologistes seraient plus pertinentes si elles se focalisaient sur le développement d'énergies alternatives telles que celles que je citais plus haut, de façon à les rendre accessibles aux populations les plus démunies, plutôt que de combattre des avancées technologiques dont nul ne peut prétendre qu'elles ne vont pas dans le sens inéluctable du progrès.

cubesA suivre - Ecologie, morale et libéralisme.

validXHTML valid-css compteur

Copyright 2008 mic0741 - Tous droits reservés - -

Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007