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ECOLOGIE et POLITIQUE

L'alternative écologique (21/01/2008)

L'un et l'autre des thèmes présentés précédemment me paraissent irréalistes car ils oublient la présence de l'homme sur notre planète, tant en terme quantitatif que sur le plan qualitatif. La seule voie réaliste, que peu de gens défendent, devrait être celle qui milite pour le respect de la nature par l'homme, non pas pour la maintenir en l'état, ce qui est impossible, mais pour veiller à assurer, en permanence, une complémentarité harmonieuse avec l'homme.

Pour en revenir à l'écosystème, rien ne prouve que l'action, tant décriée, de l'homme ne soit pas précisément naturelle pour participer à un nouvel équilibre de façon constructive, et en particulier de surmonter le manque - hypothétique - de ressources pour satisfaire une population grandissante, ou, à l'inverse, d'arriver à maîtriser la croissance de cette population, si cela pouvait paraître préférable - une évolution de la morale, peut-être ?
Ce qui caractérise nos temps modernes, c'est l'influence grandissante de l'homme sur son environnement, certes, mais pourquoi vouloir que ce soit négatif ? Bien sûr cela va changer l'environnement comme jamais il n'a évolué, mais je dirais "par définition" puisque la planète ne s'est jamais trouvée dans les conditions actuelles.
Jusqu'à un passé récent, disons jusqu'à l'avènement de l'ère industrielle, notre planète vivait sa vie, naturellement, et l'homme n'avait que peu d'influence sur son équilibre et son évolution parce qu'il subissait les lois de "la nature", vocable pris ici au sens de son environnement. Il en va différemment maintenant, et la question est plutôt de savoir quelle confiance nous avons dans la capacité de l'homme à maîtriser une nouvelle situation où il devient pratiquement responsable de l'écosystème, de son écosystème, et ceci malgré une certaine méconnaissance du fonctionnement de la nature et de ses mécanismes trop complexes pour que quiconque puisse prédire, dans l'état actuel de nos connaissances, comment elle va réagir à cette influence.
Si l'objectif est de garantir la survie de l'espèce humaine, alors personne ne peut prétendre savoir quelle est la bonne façon d'agir sur la nature. Si l'objectif est de préserver la nature, alors il faut combattre l'homme, mais cela ne garantit pas son évolution.
Dans le premier cas, l'homme est condamné à agir sur son environnement pour que l'écosystème, nature + humanité, soit maintenu en équilibre. Dans le deuxième cas, il doit se convaincre que la place de l'homme est trop importante, et agir en conséquence, c'est à dire éliminer une partie de l'humanité. Affreux dilemme !

Nous sommes certainement à une époque charnière de notre planète, où l'influence de l'humanité est devenue significative, et l'homme devra expérimenter pour savoir s'il pourra pousser la nature à le satisfaire, ou au contraire stopper l'évolution démographique pour assurer sa pérennité.

Pour prendre l'exemple de la faune, qui fait l'objet de toutes les attentions des écologistes actuels, je ne crois pas que notre planète puisse supporter la cohabitation des milliards d'individus que représente l'humanité, et d'une faune telle qu'on l'a connue jusqu'ici, autrement que de manière artificielle, dans des endroits confinés, tels que des réserves ou des parcs zoologiques. Et qui soutiendra que cette solution est préférable à l'extinction de populations animales dont le rôle dans l'écosystème n'a plus de sens sur des territoires de plus en plus réduits ?
En fait, ce maintien ne sert qu'à satisfaire la vanité humaine et probablement sa conscience. Les territoires laissés aux animaux sauvages ne cessent de s'amenuiser de telle sorte que les conditions du maintien de l'équilibre écologique de ces zones disparaissent progressivement (certains rêveurs voudraient "ménager des couloirs de migration entre les réserves" !) et ceci ne peut que s'aggraver si l'on accepte, comme on devrait le faire par simple souci d'équité, que la grande partie de l'humanité qui vit dans des conditions de promiscuité inadmissibles au plan humanitaire puisse bénéficier d'un espace de confort voisin de celui que les pays développés offrent à leurs ressortissants.
Ce qui est vrai pour la vie terrestre l'est aussi pour la faune marine qui subit le pillage des humains, mais où l'on peut avoir l'impression que le phénomène est réversible compte tenu de l'étendue des océans et de la moindre présence directe de l'homme.

Ne vous êtes vous pas étonnés du passage de la chasse à la domestication des animaux dans la manière de l'homme à subvenir à ses besoins ? Alors pourquoi l'homme aurait-il encore besoin des animaux sauvages ? Car n'en doutez pas, l'homme a domestiqué la terre, très maladroitement, j'en conviens, pour son seul usage. Et c'était forcément dans la logique de l'évolution, puisque c'est.

La mode actuelle est de concentrer toute l'attention des populations sur le phénomène écologique, comme si l'action humaine ne pouvait être que destructrice. Rien ne le prouve réellement, et ce ne sont pas les changements de climat, l'évolution de la flore et de la faune, ou autres phénomènes supposés nouveaux qui dessinent un monde inévitablement invivable. Différent, certes, mais en quoi inacceptable ?
Qui peut prétendre connaître les conséquences, par exemple de la disparition de loups, ou des ours, bruns ou blanc ? Que d'aucuns, voire la majorité le regrette, on peut le comprendre, mais en faire une démonstration que notre monde futur sera invivable est quelque peu osé.
Bien que peu de gens pensent, par exemple, que la pénurie d'énergie fossile, dont il sont convaincus de l'inéluctabilité, engendrera la fin de l'humanité, montrant bien par là leur foi dans l'adaptabilité de l'homme.

cubesA suivre - Une écologie réaliste et constructive.

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007