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ECOLOGIE et POLITIQUE

Préambule (21/01/2008)

Cet essai sur l'écologie et sa relation avec la politique, se situe sur un plan purement philosophique, issu d'une réflexion personnelle, alimentée par des lectures diverses et de mes propres connaissances scientifiques. Dans ce texte, certains me trouveront iconoclaste à propos de l'écologie, à contre courant de ce qui semble être actuellement le "parler vrai", la "pensée unique", ou le "politiquement correct", c'est parfaitement volontaire.

Je pars de deux postulats: l'homme est partie intégrante de l'écosystème, et on ne peut changer la nature humaine. Je distinguerai "écosystème" et "nature", le premier étant l'ensemble du monde terrestre, homme compris, donc, la deuxième étant d'une manière générale l'environnement de l'homme. Le discours actuel oppose l'homme et la nature.

Mais se pose-t-on la question de l'opposition de l'homme à l'homme ?

Mon propos s'articule en cinq points:

  • Un recadrage de l'écologie
  • L'alternative écologique
  • Une écologie réaliste et constructive
  • Ecologie et fracture sociale
  • Ecologie, morale et libéralisme
Pour un recadrage de l'écologie:

L'intégration de l'homme dans l'écosphère n'est pas forcément perçue comme une évidence: les religions - encore elles ! mais nom d'une pipe est-ce que ça les regarde ? - ont toujours mis l'homme à part, comme une émanation indépendante de la nature, et le courant écologique actuel, certes indépendant des religions, encourage néanmoins cette dualité. Or la science nous convainc d'un continuum entre le monde animal et l'homme, sauf sans doute pour les créationnistes, et notre société contemporaine, qui attribue de plus en plus d'intelligence et de sentiments aux animaux renforce cette idée.
La vision commune, présentée par les écologistes, de l'influence de l'homme sur son environnement, qui veut qu'elle nous entraîne fatalement vers une catastrophe, ne me parait pas être la plus pertinente. Si donc on associe l'homme et l'ensemble de la nature, en comprenant qu'il est une des composantes de cet écosystème, ce que malgré tout la plupart admettront, son action, qui peut paraître, avec notre myopie chronique vis-à-vis de l'histoire du monde, néfaste ou dangereuse au premier abord pour la planète, peut très bien être considérée comme participant à construire en permanence un équilibre du système environnemental dans son ensemble (donc humanité comprise).
L'évolution, malgré ses imperfections, fruit naturel de la méthode expérimentale qui implique les actions correctives au gré de l'occurrence des résultats, n'est pas nécessairement divergente. Il est clair cependant que cet équilibre évolue et ne sera pas identique à ce qu'il était jusqu'alors, mais pas forcément pire que le précédent.

L'écologie doit admettre que l'action humaine participe naturellement à l'évolution du monde.

Le discours écologique du moment traite deux thèmes: la protection de la nature, avec l'ambition de pérenniser la bio-diversité actuelle, et le refus de certaines avancées technologique par application du fameux principe de précaution.

Vis-à-vis du premier thème mentionné, la crainte actuelle provient essentiellement de notre incapacité d'envisager une planète différente de ce qu'elle était et de ce qu'elle est presque encore. Nous avons du mal à imaginer sa relation à l'homme dans un contexte où la population humaine, d'une part, semble trop importante pour ne pas modifier l'équilibre antérieur, et d'autre part, devient envahissante au regard des autres espèces vivantes et des ressources supposées. Car il s'agit bien de la place que prend l'homme sur notre planète, et la question qui se pose dorénavant, est celle de savoir vers quoi doit, ou peut, évoluer ce nouvel équilibre écologique. N'estime-t-on pas à environ 40 000, les espèces menacées, bien que, dans le même temps, nous n'ayons aucune idée des espèces qui naissent, avouant une certaine ignorance du monde des insectes, par exemple.
Pour dire crûment les choses, si l'on considère que la place de l'homme devient trop importante sur la terre, alors nous sommes devant une alternative: ou bien il faut en limiter le nombre, ou bien il faut accepter que son influence soit significative sur l'environnement, voire qu'il le façonne à sa guise.

Le deuxième thème naît d'une crainte vis-à-vis de la nature humaine: curieux, l'homme passe sa vie à chercher à expliquer ce qui l'entoure, en expérimentant des choses nouvelles à partir du fruit de son imagination, et à entreprendre pour améliorer son bien-être. Pour assumer cette curiosité, il prend des risques, et il est impossible de faire autrement puisque ce qui est derrière cette expérimentation permanente est, par définition, l'inconnu. Il est facile de dire, après coup, que telle ou telle expérience était risquée parce qu'elle a abouti à tel ou tel inconvénient, mais vouloir en faire une règle pour n'entreprendre quoi que ce soit que si l'absence de risque a été démontrée, ce fameux principe de précaution, est un non-sens complètement utopique parce qu'antinomique avec la notion d'innovation même, et de plus contraire à l'inclination humaine. Tous ceux qui ont voulu ou qui veulent agir ou instaurer des règles qui négligent la nature humaine ont échoué ou échoueront.
Einstein n'a pas pressenti le danger de la bombe atomique avant, mais bien, après ses découvertes.

cubesA suivre - L'alternative écologique.

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007