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RELATIONS entre les HOMMES

Mise à jour le 29/11/2007

Si l'on tente de comprendre la vie en société, il parait évident que les relations entre les hommes sont gouvernées par leurs tempéraments. Quel que soit l'organisme, ou le groupe humain considéré, on constate qu'ils se répartissent en deux catégories que je vais nommer les "dominants" et les "dominés". Les groupes absolument participatifs sont exceptionnels et, en général, éphémères.

Une bipolarisation des comportements

En schématisant volontairement à l'extrême, on peut dire que notre société est caractérisée par les relations entre deux types de comportements: ceux décident et ceux qui suivent, ou les exploiteurs et les exploités, sans pour autant donner un sens péjoratif à ces vocables. Ces derniers, qui sont les plus nombreux, ont besoin d'un guide, d'un chef pour agir, voire simplement pour vivre. Les autres sont ces guides, soit parce qu'ils sont choisis, selon un processus démocratique, en tout cas librement, par le groupe, soit, au contraire, parce qu'ils ont voulu, éventuellement par la contrainte, et éventuellement sans même se l'avouer personnellement, exploiter d'autres hommes. Dans tout groupe humain constitué, émergent inéluctablement des tempéraments charismatiques qui prennent en main, souvent naturellement, ou par cooptation, les destinées du groupe.
Ce constat n'empêche pas de militer pour l'égalité entre les hommes, de façon à rappeler aux dominants, y compris vis-à-vis de ceux qui sont de bonne foi, qu'ils ne peuvent pas dépasser certaines limites, celles-ci étant, en fait, dictées par l'obligation du respect de l'autre. Comme tous les tempéraments existent dans la nature, les dominants sont plus ou moins humains, et plus ou moins exploiteurs, et leur comportement vis à vis des dominés est plus ou moins acceptable. Encore que ce terme d'acceptabilité soit très subjectif: il s'agit de la perception que chacun peut avoir de la relation mutuelle entre dominants et dominés, et cette perception dépend du point de vue de l'observateur:

  • Pour les membres du groupe, certains dominés directs peuvent se trouver très heureux de leur sort, alors que d'autres auront une propension à la contestation: sauf quelques exceptions, la Nation dans laquelle on vit est souvent perçue avec une vision optimiste par le plus grand nombre (ce qui n'empêche pas l'existence d'une opposition, et la présence de contestataires); une entreprise peut être perçue comme gérée de manière efficace et humaine par la plupart de ses employés, malgré une force de contestation interne représentée par le personnel syndiqué en particulier.
  • Pour un observateur extérieur au groupe, cette relation peut paraître complètement différente. L'appréciation du sort des administrés d'une nation extérieure dépend alors de critères culturels propre à chaque individu, et en moyenne de l'état de la démocratie dans laquelle on est immergé par rapport à celui du pays considéré.

Ainsi, le point de vue de chacun dépend, en général, de sa culture, et même de sa relation culturelle avec les autres groupes.
Divers moyens sont mis en oeuvre par les dominants: cela peut aller du paternalisme ? direction d'entreprises, associations d'aides humanitaires, etc...-, à l'endoctrinement - religions, sectes, dictatures - en passant par tous les types de concertations, collaborations et autres voies de consensus démocratique.

On peut remarquer que plus les dominants sont directifs ou exploiteurs, plus ils ont besoin de se justifier, et paradoxalement de maintenir ceux qu'ils exploitent dans l'ignorance de leurs motivations. Et, cela allant de pair, ils mentent évidemment au sujet de l'environnement extérieur et limitent l'accès à la Culture. Vu de l'extérieur, on peut se demander comment ils sont arrivés un jour à convaincre, avec les arguments spécieux qu'ils utilisent, pour se faire accepter et initier un processus de relations de subordination. Sans mentionner des dictatures telles que le nazisme hitlérien, notre époque nous donne des exemples de ces comportements, à la limite de la caricature .

Illustrations...
  • D'un côté G. W. Bush (en réalité les lobbies dont il est l'instrument) et sa guerre d'Irak,

où il a d'abord fait croire à des faits non avérés pour justifier son entreprise, où ensuite il essaie de convaincre ses électeurs qu'il défend la nation contre le terrorisme, affirmations qui ne servent en fait qu'à justifier des actions destinées à maintenir l'hégémonie des US et préserver sa mainmise sur les ressources en énergie. Certes les américains sont assez facilement convaincus ? unilatéralement - qu'ils détiennent la Vérité, et il n'est pas trop difficile de leur faire apparaître cette guerre comme une croisade du bien contre la mal, le "Bien" étant évidement représenté par leur mode de pensée, leur religion et leur mode de vie: the American Way of Life, "suprême démocratie" !

  • De l'autre est le fanatisme des islamiques extrémistes,

où des "Imams" s'octroient le droit de "conduire des âmes", en réalité de dominer des hommes pour défendre leurs convictions, et plus probablement leurs intérêts. Ceux-ci utilisent deux arguments, d'abord leur religion qu'ils prétendent être la plus juste, voire la seule authentique, ensuite l'endoctrinement, en inculquant l'idée d'une vie paradisiaque dans un au-delà dont ils ont aussi convaincu leurs adeptes. Ils agissent sur les plus indigents, ou les plus "paumés" en général, en maintenant un obscurantisme qui évite les rébellions en neutralisant l'ouverture d'esprit par l'ignorance culturelle.

Ces exemples représentent des caricatures, mais on pourrait en citer mille autres, de dominations d'importances variables et plus ou moins acceptées par le plus grand nombre comme inéluctables, sinon presque naturelles: Microsoft, les "marques" en général (vêtements, cosmétiques...), les banques dans leurs extravagantes promotions pour l'endettement, surendettement, etc..., les assurances dont le fonctionnement est basé sur la peur du lendemain de chacun, les organismes de jeux dont les accrocs ne réalisent pas, ou ne veulent pas comprendre que leurs enjeux sont en fait une cotisation pour les rares, très rares gagnants.

Il faut bien comprendre, et c'est ce qui est regrettable, que ces dominants exploitent souvent les moins nantis, voire les plus indigents, sachant que 1 milliard de fois peu, ça peut faire beaucoup. Rappelez-vous ces magasins scandaleux de prêts à la journée d'appareils électroménagers, dont la cible était les personnes n'ayant pratiquement pas de revenu. Mais constatez aussi l'exploitation que les pays riches font des ressources des pays pauvres (les pays du Nord sur les "pays du Sud"), sans les rémunérer à un niveau équitable, ce niveau équitable étant défini, à mon sens, par la possibilité, pour les pays exploités, d'accéder à un niveau de vie comparable à celui des pays exploitants. Il ne s'agit pas là d'un processus "gagnant-gagnant", que se plaisent à promouvoir précisément ceux qui l'appliquent, mais bien d'un processus "gagnant-perdant" tout simplement: on donne juste assez à l'exploité pour qu'il estime avoir été rétribué, ce qui, d'ailleurs en général rapporte surtout aux dominants du pays dominé !

cubesA suivre ...

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007