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L'HYPOCRISIE des RELIGIONS

Ou comment les religions font de la morale. (01/2008)

Si l'on admet que tous les hommes possèdent les mêmes privilèges au sein de l'humanité, ce que je crois, alors la seule morale acceptable pour un fonctionnement harmonieux de la société ne devrait être fondée que sur le principe du respect de son prochain. Ce principe se décline en divers préceptes tels que: "ta liberté s'arrête où commence celle d'autrui" ou "ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Les libertés individuelles en découlent directement, et la fraternité (dans le devise de la France) en est un corollaire pédagogique.

Une morale ... quelle morale ?

Je crois qu'on peut affirmer que ce principe de respect représente le consensus actuel, il constitue la base des devoirs de tout individu dans la société. Il est complété par des droits qui définissent en quelque sorte la "liberté d'autrui" et qui sont assez bien exprimés dans la "Déclaration des Droits de l'Homme", mais qui en aucun cas ne peuvent justifier une transgression des devoirs, sous peine de déstabiliser la société concernée.

En m'exprimant ainsi, je ne prétends pas que cette morale est la seule qui permette à notre communauté humaine de fonctionner. On pourrait en imaginer d'autres, basées sur certains types d'inégalités entre les individus, et se convaincre qu'elles sont préférables, par exemple pour la survie de l'espèce. On observe en tout cas que la morale évolue (elle ne sera peut-être pas toujours celle du consensus actuel !)
Ainsi la morale n'a pas toujours été celle que je défends ici, en particulier pour ce qui est de l'égalité entre les hommes et la liberté individuelle. L'esclavage a longtemps été considéré comme naturel: dans l'antiquité bien sûr, puis il a toujours existé sous forme plus moins latente (serfs au Moyen Age, esclavagisme des noirs, et plus proche de nous, travail des enfants, trafics de clandestins), l'égalité entre les hommes et les femmes n'est toujours pas admise par certaines religions.

Cette notion de respect mutuel, sensée être la base de notre morale actuelle a été souvent bafouée, sinon reniée. Les libertés de conscience, de pensée et d'opinion, voire d'expression, en particulier, ont toujours été contrôlées par les religions, et principalement par les religions monothéistes. Et, vis-à-vis d'une majorité de la population mondiale, les religions ont atteint leur but, puisque leur morale est passée dans les moeurs, sans que beaucoup, mêmes non-croyants, ne la conteste maintenant: le lavage de cerveau a réussi.

La morale des religions

Voyons comment les religions monothéistes ont traduit ces préceptes de base et quelles en sont les conséquences.

Considérons d'abord les règles fondamentales, sensées avoir été reçues par Moïse directement de Dieu, auxquelles les trois religions monothéistes se conforment. Ce sont les 10 commandements, à peu de choses près les mêmes pour les chrétiens et l'Islam (10 commandements), et les juifs (tables de la loi):

  • Les commandements de croyance: une croyance obligatoire, un seul Dieu, pas d'image de ce Dieu, et par d'invocation pour un "mauvais usage", constituent des atteintes caractérisées aux libertés de pensée et d'expression.
  • Le commandement concernant les jours de repos: jours festifs ou jour de repos obligatoire (Sabbat), qui sont le Vendredi, le Samedi ou le Dimanche selon la religion considérée, restreignent la liberté individuelle. Il est clair qu'il n'est que le prétexte à réunir les ouailles pour le prêche, et en cela prolonge les précédents en permettant le contrôle de la liberté de pensée.

Les commandements suivants se voudraient des déclinaisons pratiques d'une morale respectueuse. Je les classe en trois catégories:

  • Honorer ses parents, ne pas voler, ne pas faire de faux témoignage, ne pas convoiter le bien d'autrui, sont effectivement des traductions en terme de consignes d'une morale respectueuse de son prochain, mais pourquoi ces consignes et seulement celle-là ? De plus, du point de vue de la morale, en tout cas celle dont je parle, destinée à assurer la cohérence d'une société, le principe de propriété privée est discutable.
  • L'"interdiction de l'adultère" est complètement bafouée, c'est une vue de l'esprit, qui n'a d'autre but que de culpabiliser les fidèles (et les autres). C'est le commandement qui est à la base de pratiquement tous les tabous, sans qu'on puisse prouver que la transgression de ces tabous soit dangereuse pour la société. Sauf à obéir au principe de respect d'autrui, rien ne prouve que la restriction de la liberté sexuelle apporte un quelconque bénéfice à la société, par contre elle engendre nombre de pathologies psychiques et psychologiques. Certaines sociétés plus permissives ont existé; elles se sont éteintes, me direz-vous, mais était-ce parce qu'elles portaient en elles les germes de leur disparition, ou n'est-ce pas plutôt l'effet d'un prosélytisme souvent totalitaire des religions chrétiennes ?
  • Et enfin: "tu ne tueras point" est bien le commandement le plus hypocrite, puisqu'il n'a jamais été respecté au nom même de la morale dont il découle ! Que de guerres au nom de cette morale !

Notons que toutes ces règles, sauf le jour de repos peut-être, ont un sens restrictif certainement dans un but de culpabilisation. A ces commandements sont associés un certain nombre de rites qui rythment la vie du fidèle, consignes alimentaires, prières, mariage et décès, surtout baptême (sauf chez les musulmans), qui ne sont pas autre chose que de l'embrigadement.

Les particularités de l'islam ?

La doctrine islamique impose, en plus, les cinq piliers de l'Islam qui mélangent règles et rites: "la prière 5 fois par jour, le jeûne du Rammadan une fois par an, la dîme (ou aumône) aux pauvres, le pèlerinage à la Mecque une fois dans sa vie et le Djihad, la guerre sainte, quand la foi est menacée". Cette doctrine est fortement incitatrice de persécutions.

Bien que s'appuyant au départ sur les dix commandements, il semble que l'Islam soit né d'un malentendu: aucun mot de la langue arabe ne permettant de distinguer Eglise et Etat, ou religieux et politique, on ne peut pas dire si le Coran est l'équivalent d'une constitution de gouvernement politique (incluant la croyance en un Dieu, donc état religieux) élaborée par le chef (Mahomet, qui d'ailleurs ne l'a pas écrit ni dicté, la formalisation n'intervenant qu'après sa disparition) d'une communauté, à vocation locale de surcroît, ou un livre de préceptes religieux (voir à ce sujet l'article de D. Martin ), sensé avoir été dicté par Dieu. De cette ambiguïté, la séparation de la religion et de l'état ne pouvant avoir de sens pour un musulman, personne ne peut dire ce que le Coran représente vraiment, et toute doctrine islamique ne dépend donc que des interprétations de ses textes.

Tout gouvernement islamique ne peut ainsi qu'obéir à Dieu par l'intermédiaire d'interprétations et on imagine combien ce principe peut engendrer d'injustices et de contraintes, même de la part de responsables de bonne foi: l'hypocrisie y a sa place par construction. De plus, comme l'une de ses règles est de propager l'Islam, en ne reconnaissant que des droits limités aux autres croyants monothéistes et en reniant toutes les autres convictions, il est clair que le Coran est un instrument parfait d'intolérance et subséquemment de génération de conflits jusqu'au-boutistes.

Les conséquences de l'hypocrisie

Ces préceptes religieux ne sont finalement que de l'hypocrisie dont les buts réels vont à l'encontre de la base morale dont ils se réclament. L'idée même de commandements suprêmes est une atteinte à la liberté de pensée, et tout système politique qui s'en inspire, porte en soi une atteinte aux liberté individuelles. Il n'y avait guère que la France qui s'en soit sorti, mais la vigilance s'impose pour éviter de retomber dans le pot commun des croyances occultes. Je rappelle que l'enseignement laïc n'exclut pas les religions tant qu'il ne s'agit que de décrire des us et coutumes.
Contrairement à ce que veut en faire croire l'étymologie (religio: créer un lien social), les religions, par la diversification de leurs philosophies et de leurs courants de pensée, sont rapidement devenues la principale pomme de discorde du monde.

La constatation de la pluralité des religions de notre monde contemporain doit nous interpeller sur leur pertinence pour notre mode de vie. Tant que la religion était unique au sein d'une nation, et dans la mesure où les nations étaient relativement autocratiques, on pouvait admettre, à la rigueur, et sans être trop à cheval sur les principes, qu'elle fixe des règles de conduite auxquelles chacun était sensé se plier, dans la mesure où elle apportait par ailleurs un réconfort ou une aide au peuple. Depuis l'apparition de nouvelles religions (Islam), de mouvements dissidents (protestantisme et autres) et le constat de leur coexistence dans pratiquement tous les pays, cette prérogative pose problème, puisque leurs préceptes se font concurrence.
Prenons deux exemples:

  • A cause de cette concurrence de croyance, et parce que leur constitution est fondée sur la croyance en un Dieu chrétien, les Américains s'orientent de plus en plus vers le créationnisme, évoluant ainsi vers un obscurantisme moyenâgeux.
  • En France, si l'on veut maintenir un état laïc, les musulmans français devront adapter leur religion pour qu'elle soit conforme à la Constitution. Cela concerne au moins trois points: la séparation de la religion et de l'Etat, l'égalité entre les hommes et les femmes, et le renoncement au Djihad, en tout cas dans sa forme pure, c'est à dire considérer les autres croyances comme les égales de la leur, et s'interdire tout prosélytisme.

En conclusion, les civilisations occidentales ont hérité d'une culture judéo-chrétienne, c'est incontestable. Pour en arriver là, le christianisme n'a pas hésité à anéantir un certain nombre de cultures religieuses concurrentes: Rome, puis toutes les cultures du continent américain, au mépris du respect d'autrui. Il s'est heurté sans succès à l'autre religion monothéiste représentée par l'Islam, mais le monde contemporain est maintenant confronté à une intégration de ces deux cultures. Le problème est de savoir sur quelle base morale cela doit se faire...

cubesA suivre ...

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007