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L'AME

Te préoccuper de ton sort après la mort est aussi absurde que de t'interroger sur ce que devient ton poing en ouvrant la main. Proverbe bouddhiste

D'une manière générale, les écrits religieux sont des légendes qui ne sont fondées sur aucune réalité historique (voir par exemple le consensus actuel sur l'absence de quelconques indices pouvant justifier la migration des juifs de l'Egypte vers la Palestine).

L'âme, corollaire de Dieu

L'âme, qui est sensée nous survivre et être la continuation de notre aptitude à utiliser nos sens, raisonner, penser, analyser hors de tout support matériel, n'est aussi qu'une spéculation intellectuelle. D'abord, pourquoi l'âme survivrait-elle aux êtres vivants, alors qu'on ne parle pas de son existence avant la naissance (sauf cas des religions dont les adeptes croient en la réincarnation, au moins ceux là ont-ils une logique) ? On la dit pourtant éternelle, alors qu'on lui admet une origine ponctuelle, en tout cas dans les religions monothéistes; il y a là une contradiction que le religieux se garde bien de soulever.

La notion d'âme éternelle est présentée comme un corollaire de celle de Dieu, mais contrairement à celle-ci, elle ne se justifie par aucun besoin de rassurer. Elle est présentée comme une contrepartie à la brièveté de l'existence d'un être vivant, mais suppose qu'auparavant on ait inculqué l'idée d'une certaine inutilité de la vie matérielle. C'est une notion essentiellement religieuse qui n'existe que pour contrôler le comportement des individus (même si ceux qui la défendent n'ont pas conscience qu'ils sont instrumentés) en définissant un "après la mort": si on peut convaincre d'une existence future, on peut y mettre n'importe quoi et en particulier l'idée de l'enfer ou du paradis selon qu'on veut punir ou récompenser. L'acte d'absolution maintient le fidèle dans une position d'infériorité par rapport au prêtre qui lui administre et la pratique de la confession permet de contrôler les aspirations des individus. Que ceux qui s'insurgent contre la mise en fichier informatique de leur vie privée se posent la question de l'usage que peut faire l'instance religieuse de leur confession: pour les croyants, Big Brother n'est peut-être pas celui qu'on croit !

Les technologies modernes - nous avons cette chance par rapport aux gens du Moyen-Age - nous permettent d'illustrer le fonctionnement d'un être humain, bien que les niveaux de complexité ne soient pas (encore !) comparables. On peut assimiler le fonctionnement de l'être vivant à celui d'un ordinateur: des composants physiques sont capables de s'interconnecter et de dialoguer, de mettre en mémoire, de rechercher dans leur mémoire, de calculer tant que de l'énergie est fournie au système. Quand on coupe l'énergie tout cela redevient inerte et plus aucun processus d'échange et de calcul n'est plus assuré. Je veux bien admettre que la comparaison est osée, mais qui peut me prouver le contraire ? D'ailleurs, plus la technologie avance, plus la comparaison devient pertinente: évolution vers les nano-technologies, pour l'aspect matériel, et évolution des puissances de calcul, voire "intelligence artificielle" pour l'aspect intellectuel.

Pour les organismes biologiques, contrairement à l'ordinateur, l'arrêt de la fourniture d'énergie provoque à plus ou moins brève échéance la destruction (la mort) des cellules actives et opérationnelles, en particulier celles du processus de réflexion (celui qui nous intéresse dans le cas de l'âme), et, contrairement à lui, la restitution de l'énergie, après un temps de latence relativement court ne permet pas le redémarrage du fonctionnement. Donc, si l'on peut envisager une potentialité de fonctionnement après la mort, elle ne peut l'être que dans un délai bref , correspondant à la dégénérescence suffisamment limitée de toutes les cellules impliquées dans le processus (quelques minutes tout au plus - à confirmer avec les biologistes - de survie des cellules impliquées dans le processus de réflexion). Les "tanataunautes" qui recherchent les preuves de l'existence d'un processus de pensée après la mort, et qui tentent de le prouver au travers des souvenirs de personnes ayant eu une période de coma, oublient que si quelqu'un se réveille, c'est qu'une certaine activité biologique était encore effective pendant la durée du comas. C'est si vrai qu'on s'acharne à maintenir en fonctionnement l'organisme des personnes dans le coma.

En résumé, il me paraît évident que cette notion d'âme n'a aucun sens, sauf peut-être à représenter le souvenir que l'existence d'un être peut laisser à ses proches, voire à l'humanité quand ses actions ou ses oeuvres pendant la vie réelle ont eu une portée significative. Les cimetières sont ainsi remplis de dépouilles en putréfaction qui n'ont aucun rapport, sinon affectif, avec les êtres vivants. Le même souvenir de la personne disparue, si tant est qu'on en ait besoin, pourrait aussi valablement être maintenu par une représentation photographique ou artistique, ce n'est qu'une question de convention. Le décorum, le protocole, qui entoure le décès des personnes n'est en fait que le résultat des calembredaines des religions, destinées encore une fois à asservir le mental des populations. Mais ces protocoles font aussi du chiffre d'affaire !

Je voudrais cependant répondre à ceux qui considèreraient mes propos comme pessimistes vis-à-vis du sens de la vie: je suis profondément optimiste et convaincu par contre que l'existence d'un homme, aussi infime qu'elle soit au regard du monde vivant, et aussi insignifiante qu'elle puisse paraître dans sa contribution à l'évolution, constitue toujours un maillon nécessaire et fondamental dans l'évolution de l'humanité, et ceci est vrai d'ailleurs pour toutes les espèces. Je me considère comme au moins un exemple qui prouve que la vie humaine n'a pas besoin de "foi" et de religion pour avoir un sens, et, n'étant pas prétentieux à ce point, je ne crois pas être le seul.

cubesA suivre - L'hypocrisie des religions

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007