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Les RAVAGES des RELIGIONS

Qu'on s'entende bien, il n'est pas de mon propos d'évaluer les mérites des diverses religions, encore moins d'en discuter les dogmes, mais bien de les combattre toutes quelles qu'elles soient. Je rejette d'avance les critiques et les arguments que d'aucuns voudront m'opposer, invoquant le fait que je n'ai pas une connaissance suffisante des différents "Livres" soit disant immanents.

Où je situe mon propos :

Je ne veux pas me lancer plus avant (que ce que j'en connais par les diverses informations que je peux obtenir dans ma vie courante: informations par les médias, lectures personnelles...) dans l'analyse des textes supportant ces religions. Je me permets d'émettre une opinion personnelle issue de ma seule réflexion à l'observation des conséquences de ces religions. Je me place à un tout autre niveau, celui de la genèse probable de tous ces "livres". Je prétends simplement que Dieu (pour ceux qui y croient) n'est qu'une construction du cerveau humain, somme toute assez naturelle et acceptable au plan personnel, chacun ayant le droit de donner l'explication de l'Univers qui lui convient, mais que pour autant, personne n'a le droit d'imposer un quelconque dogme lié à cette idée à qui que ce soit. Quand on sait le peu de fiabilité que possède la communication humaine, on ne comprend pas comment les hommes du 21ème siècle peuvent encore gober les histoires de ces "Livres" qui ont soi-disant traversé les siècles. Quand on sait que toutes les religions possèdent leurs instances d'interprétation des textes, on devrait être encore plus méfiants.

Je remarque que l'Histoire est jalonnée de conflits, qui, à mon avis ont deux origines génériques: soit l'annexion de richesses (que j'appellerai expansionnisme: ressources naturelles, territoires d'exploitation, voire ressources humaines?), soit des prétextes idéologiques, que je regrouperai sous le vocable de religieux, même si quelques idéologies politiques ont pu quelquefois être mises en avant (dans ce cas elles avaient manifestement un caractère mystique: le nazisme, le communisme par exemple). Evidemment, rien n'étant noir ou blanc, beaucoup de ces guerres ont des prétextes à la fois expansionnistes et religieux, ou ont été fomentées selon l'un des prétextes, pour justifier une action qui, en réalité peut-être relevait de l'autre. Ainsi, pour citer quelques exemples: la guerre d'Irak est à la fois expansionniste (conquête du pétrole, motif inavoué), et religieuse (sous couvert de combat contre le terrorisme, il s'agit en fait d'affirmer la suprématie des cultures chrétiennes sur les obédiences islamiques). Les guerres d'Israël sont religieuses et expansionnistes (annexions de nouveaux territoires), bien qu'elles soient présentées comme guerres de protection de l'intégrité du territoire. Le terrorisme islamique est d'ordre purement religieux, il est même un retour à l'obscurantisme, sous la houlette d'Imams jaloux de l'occident, et de groupes fanatisés, sans doute encouragés par des instances politiques en mal de pouvoir ou de récupération de pouvoir. En fait les vraies raisons sont rarement avouées, en tout cas dans l'époque contemporaine; les croisades et guerres de religions annonçaient par contre clairement la couleur.

Bref, je m'intéresse ici à l'aspect religieux des conflits entre populations, bien que je condamne aussi l'expansionnisme, qui a rarement eu d'autre conséquence que celle d'appauvrir, matériellement et culturellement, les populations dont on vient exploiter les richesses.

Les méthodes du prosélytisme religieux :

Je constate les dégâts qu'engendrent les religions et les rejette en bloc. Sous prétexte de l'existence d'un Dieu hypothétique, certains (organismes, groupes ou personnes) s'arrogent le droit de proposer des modes de vie et de pensée. Cela part de la codification de règles dites morales, pour, en passant par des formes plus ou moins sophistiquées de bourrage de crâne, aboutir à l'asservissement au moins moral de groupes humains, voire de populations. Toutes les religions procèdent de la même manière: elles veulent imposer des règles à l'expression du besoin, peut-être naturel, que chaque humain a de comprendre et de trouver une explication au pourquoi de son existence et de ce qu'il appréhende comme merveilleux dans l'Univers. La réponse à ce besoin, est très personnelle, chacun a le droit - et là, je fais preuve de la plus grande tolérance - d'y répondre à sa manière, en invoquant ou non l'existence d'un "Grand Horloger", mais personne n'a le droit d'en imposer une réponse, et encore moins des règles s'y rattachant.

Certains pays, comme la France condamnent les sectes, dont on a compris qu'elles procèdent exactement de cette logique, mais n'ont pas réalisé (ou peut être l'ont-ils oublié, car les attendus de la Révolution Françaises le prenaient bien en compte) que les religions ne sont finalement que des sectes dont le nombre d'adhérents est important. On oublie que cette prolifération s'est développée durant des siècles, à partir d'une organisation (ou des organisations, tant il est vrai que les dissidences ont été et sont encore nombreuses, preuve que s'il en était besoin que la vérité n'est pas si vraie !) de plus en plus structurée.

Certes, la vie en société impose de respecter certaines règles de conduite, qui peuvent se résumer essentiellement en un respect inaliénable envers autrui, mais il n'est pas besoin de religion pour cela: le respect des préceptes contenus dans les vocables "liberté, égalité, fraternité" suffisent à maintenir une bonne harmonie (il n'y a guère dans les dix commandements que l'idée du respect d'autrui qui soit nécessaire à la vie en société, les différents préceptes en découlent directement ou sont des ajouts destinés à asservir la pensée et le comportement des individus et à les culpabiliser).

En fait le truc est simple: à partir du sentiment, assez naturel, quand on n'est pas scientifique, de l'existence d'un constructeur immanent, certains ont exploité cette croyance pour la standardiser, et ainsi faire croire d'abord à son universalité (c'est-à-dire prétendre que cette croyance représente bien la même chose pour tous). Ensuite, on crée certains concepts complémentaires liés à cette croyance: âme, au-delà, paradis, et surtout enfer, car il est important de créer la ficelle qui engendrera la peur, ce qui permettra de culpabiliser, et donc de pouvoir contrôler les comportements, et les pensées (la notions du pécher). Bien entendu, toutes les notions et règles en découlant sont présentées comme étant dictées par ce Dieu dont on a convaincu de l'unicité et de l'universalité, éludant ainsi toutes questions relatives à leur pertinence.

Dans les temps reculés où, par manque d'explications scientifiques, énormément de phénomènes naturels étaient inexplicables et pouvaient paraître merveilleux, il était facile d'éduquer les foules à ce genre de calembredaines, et d'ailleurs, il est probable que beaucoup de "gourous" étaient de bonne foi, puisqu'elles satisfaisaient leur propre besoin d'explication du merveilleux. Mais il est évident que, rapidement, certains se sont emparés de ces idées pour les codifier de façon à pouvoir exercer une pression sur les populations environnantes dans le but de les asservir à leur cause (c'est à dire les exploiter), et d'ailleurs, dans toutes les civilisations, ce sont d'abord les "Rois" qui ont été les cibles privilégiées, eux qui avaient le pouvoir de commander les foules.

La codification et les préceptes incluent la manière de rendre l'approche incontournable, en évitant aux humains naissant de se poser la question fondamentale de l'origine et du merveilleux de l'Univers et d'y réfléchir par eux-mêmes: c'est le baptême, ou son équivalent dans toutes les religions. On inculque aux jeunes avant même qu'ils ne puissent penser par eux-mêmes (évitant ainsi qu'ils ne se posent la question) cette notion de Dieu, et progressivement tout ce qui va avec, de telle sorte que cela leur paraisse naturel quand ils ont l'âge de raisonner. Si bien que rares sont ceux qui peuvent remettre en cause cette approche s'ils n'ont pas eu la chance de ne pas subir cette immersion dès leur plus jeune âge. Je considère que seules les personnes douées d'une intelligence particulièrement libre et agile sont capables de se libérer complètement de cet état d'esprit s'ils ont été élevés dans un milieu religieux, même non pratiquant, tant il est vrai qu'il n'est pas besoin d'être pratiquant pour admettre "comme tout le monde" l'existence de Dieu.

Cela explique, à mon sens, que beaucoup de scientifiques ne voient pas de contradiction entre leur approche raisonnée du monde et l'existence d'une instance supérieure. Soit ils déconnectent leur foi de leur activité, soit ils y trouvent une réponse aux limites supposées de la science. Il faut au moins trois générations pour s'affranchir de la conviction qu'un dieu n'est pas nécessaire à expliquer l'Univers et que l'homme n'en a pas besoin pour justifier sa propre existence: une génération ne pratiquant pas, et une génération n'en évoquant pas les idées, et c'est la génération suivante qui pourra se poser la question en toute impartialité.

L'alternative :

Il n'est pas nécessaire de croire en un dieu pour s'émerveiller devant l'Univers. Deux aspects peuvent, à mon sens, alimenter la réflexion:

- D'abord, l'Univers que nous appréhendons est le résultat d'une élaboration lente de milliards d'années pour son ensemble, de centaines de millions d'années pour la vie, et de centaine de milliers voire de millions (selon des découvertes récentes) d'années pour l'humanité et ce que nous voyons peut très bien s'expliquer par la conséquence, forcément heureuse (car autrement nous ne serions pas là pour le voir !), d'une succession de hasards. La notion de ces durées est parfaitement incompréhensible naturellement pour l'être humain qui n'appréhende au mieux qu'un durée ayant un rapport avec sa propre durée de vie c'est à dire une élongation de quelques générations, elle nécessite un effort de réflexion et de raisonnement qui dépasse l'intuition. En fait nous n'avons pas naturellement conscience de la quantité extraordinaire d'expériences successives, de tous les essais, de toutes les tentatives hasardeuses qui ont pu avoir lieu pour aboutir au résultat que nous constatons aujourd'hui, sachant que ces tentatives s'appliquent à tout ce qui existe, dont là aussi nous n'avons qu'une faible idée de l'incommensurable importance. Toutes les tentatives avortées nous sont évidemment inconnues, et nous gardons cette impression de réussite merveilleuse. Comment l'homme peut-il être aussi naïf, lui qui fait tant d'erreurs ?

- Ensuite, il y a tout ce que nous n'avons pas encore compris, tout ce qui nous dépasse encore: si on se réfère à tout ce que la science a expliqué depuis qu'elle existe, force est de constater que le processus est continu, et que par conséquent il nous reste une infinité de choses à découvrir et à comprendre. Alors comment ne pas admettre que certains phénomènes qui peuvent nous paraître extraordinaires, voire miraculeux trouveront un jour une explication raisonnable (pris ici dans son sens strict, c'est-à-dire accessible à notre raison): comment la foudre était-elle perçue avant les explications de Franklin ? Pourquoi ne pas admettre que certains "guérisseurs" sont doués de facultés qui les dépassent, mais qui un jour trouveront une explication et seront alors exploitées scientifiquement ? Quand aux miracles, réclamés comme tels par les religions, ou bien ils procèdent de phénomènes qui ne sont pas encore expliqués, ou bien ils ne sont qu'illusions. Pourquoi les gens s'émerveillent-ils des expériences des illusionnistes sans se référer à Dieu, en acceptant que ce qu'ils ne comprennent pas est pourtant connu de l'illusionniste, et qu'ils n'admettent pas qu'un phénomène qui n'est pas explicable aujourd'hui pourra fort bien l'être scientifiquement demain ? ce constat est pour moi un mystère !

cubesA suivre - Dieu, une supercherie

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007