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ORIGINE DES CROYANCES

Notre environnement et statique à l'échelle humaine.

Que nous soyons émerveillés devant la Nature qui nous entoure et qui nous concerne est un sentiment normal - je pourrais dire "humain". En effet, l'élongation de la durée d'une vie humaine ne nous permet de voir que le résultat du processus d'évolution, et jamais, ou très rarement, le déroulement d'un processus en cours sur une durée significative pour percevoir le changement. Certes nous pouvons voir les changements tout au long des saisons, mais ils nous apparaissent comme répétitifs au cours des années, nous pouvons observer l'évolution de la vie de certains organismes à durée de vie courte, ou de certains animaux, mais là aussi le processus des générations successives nous semble un phénomène répétitif. Nous avons déjà plus de mal à imaginer l'évolution d'un arbre millénaire, sinon par analogie à la vie d'un arbre plus commun. Sauf exceptions, et encore !, une expérience humaine - je veux dire d'une vie - ne peut pas appréhender l'évolution d'une espèce sur des milliers de générations successives. Les processus d'évolution de la vie se comptent plutôt en dizaines ou centaines de millénaires alors que la durée de vie humaine (animale en général) se compte en décennies tout au plus.

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que ce monde qui nous semble figé, cet état présent que nous constatons de l'évolution, nous paraisse extraordinaire et merveilleux. Il nous paraît harmonieux parce qu'il est, tout simplement: ce qui survit ne peut être que viable - du moins pour un temps - et ne peut que nous apparaître merveilleusement organisé. Et c'est ainsi que l'homme, dans son infiniment petit dans l'espace et le temps au regard de l'Univers, peut croire à un grand chef d'orchestre pour expliquer ce qu'il admire.

En fait, ce n'est que le résultat naturel d'un processus de la vie: sans cette perpétuelle adaptation pour survivre, les organismes vivants n'existeraient pas. L'existence même de la vie suppose son évolution dans le sens de le complexification, uniquement pour continuer d'exister en s'adaptant à l'évolution de son milieu (milieu naturel minéral, climatique, etc., et milieu vivant représenté par la concurrence entre les espèces), et en minimisant l'effort pour y parvenir.

Prenons l'exemple du virus h5N1, s'il n'avait pas survécu, personne n'aurait soupçonné son existence. Il y a sans doute des quantités d'organismes qui se créent, ou qui sont le résultat de mutations, et dont on ne soupçonne même pas l'existence tant ils sont éphémères. Pour continuer sur ce virus, les spécialistes s'accordent à craindre une mutation qui présenterait un risque pour l'homme. Parmi toutes les tentatives de mutation qui doivent intervenir à longueur de temps, l'une d'entre elles pourrait bien convenir à sa survie dans l'organisme humain, mais il ne s'agit là que d'un élément de processus lié à la survie de l'espèce (en l'occurrence de celle dudit virus).

La naissance des croyances.

L'émerveillement devant la complexité, la beauté, la cohérence de l'Univers a toujours fait croire aux hommes que cela n'était pas fortuit, l'amenant donc à envisager une puissance supérieure présidant à sa création, mais cette puissance n'a pas toujours été aussi abstraite que la notion, somme toute récente, du Dieu des religions monothéistes. Cette aspiration à la divinité n'est en fait que le conséquence de la capacité de l'homme à penser, et c'est la plus simple des idées.

D'aucun diront que c'est aussi la crainte de la mort, ce "mystère de la vie". Je ne partage pas cette idée, et crois plutôt que cette crainte découle directement de la croyance divine, voire de l'interprétation que font les religions de la croyance divine. La crainte de la mort n'est pas forcément naturelle, elle est apprise, sans doute par la peine que provoque la perte d'un proche, mais surtout par l'enseignement des religions, qui l'ont toujours présentée comme un nouveau départ, bien pratique pour assujettir les foules !

Si l'homme n'existait pas, Dieu n'existerait pas. Il est une création du cerveau humain, pour répondre, je crois, à trois types de préoccupations:

  • D'abord expliquer le monde tel que les hommes le voient. Ce peut être une conviction intime, personnelle, et dans ce sens respectable.
  • Ensuite aider à surmonter les angoisses devant l'immensité et l'agressivité (apparente ?) de cet Univers construit, en nommant un responsable, autorité supérieure et intouchable, de ses soucis. C'est là le bon côté des choses, celui qui est promu par ceux qui ne pensent qu'au bien-être des gens, ou des confidents croyants et désintéressés.
  • Enfin, hélas, permettre à certains d'exploiter leurs congénères, en convainquant qu'ils auront des comptes à rendre en cas d'inobservation de certaines contraintes. C'est là le mauvais côté des choses, celui qui a été exploité de tout temps par des gourous fondateurs des sectes et par les religions, la différence entre secte et religion n'étant en fait liée qu'au nombre d'adaptes.

Dieu est donc une construction humaine, assez naturelle, au regard de la diversité et de la complémentarité des aspects de l'Univers appréhendables par les hommes. Il ne peut pas être autre chose qu'une construction issue de l'intelligence humaine, aucune manifestation en dehors de l'homme ne peut le faire appréhender (les croyants, ou les incitateurs à la croyance en font d'ailleurs une preuve de son existence: suprême astuce !), et d'ailleurs le fait qu'on admette "avoir la foi" quand on y croit, le prouve: le fait de prétendre avoir la foi me paraît impliquer que de ne pas l'avoir est une hypothèse tout aussi plausible. Alors pourquoi s'en encombrer ? En tout cas, il s'agit là d'une notion très personnelle, que nul n'a le droit de récupérer.

La récupération des croyances.

Comme cette inclination à voir une puissance créatrice est commune, certains, de bonne ou de mauvaise foi, ont toujours voulu la canaliser, la dogmatiser, soit pour rassembler les êtres humains, soit les exploiter. Toutes les religions et les sectes procèdent de cette approche. Or, pour moi, mettre en avant que la Vérité est d'y croire est la cause de presque toutes les grandes confrontations entre les hommes. Certaines époques de l'Histoire ont subi plus que d'autres l'influence de ces croyances (les guerres de religion en France par exemple), et nous sommes, en ce début de 21ème siècle, dans une de ces époques, et sans doute une des plus meurtrière, car le phénomène est mondial.
Et qu'on ne me dise pas que la faute en incombe à tel ou tel, ou telle ou telle organisation, chacun est concerné par l'intégrisme existant dans ses rangs: Islam, Judaïsme, Chrétienté, et ce qu'on appelle actuellement les sectes. Les modes d'action actuels sont le terrorisme, et la lutte contre le terrorisme, mais quelle différence entre les deux ? Le terroriste ou le contre- terroriste ? Les Nations, ou communautés expansionnistes tentent de justifier leurs actions par l'une ou par l'autre des appellations. Naïf ou idéaliste, peut-être, mais je me bat contre ces croyances parce qu'elles permettent des prétextes à ceux qui veulent se faire valoir.
Pour moi, pas de différence entre les Al-Qaïda et Bush, tous deux sont animés par des idéologies religieuses et mystiques.

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007