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Le SENS de la VIE ?

Je suis ouvert à toutes les hypothèses sur la signification de la vie. Je ne parle pas ici de la vie biologique, mais de l'existence intellectuelle, et des réflexions qu'elle engendre. Aujourd'hui, deux hypothèses se présentent à moi sur le plan philosophique: notre existence est-elle matérielle ou immatérielle ?

Chercher, toujours chercher...

Mais il se pourrait que d'autres hypothèses soient envisageables? En fait, le sens de la vie c'est de chercher, et non pas de trouver. Trouver n'a qu'une portée locale, c'est une réponse à un questionnement à un moment donné et pour un domaine déterminé. C'est une fin, provisoire, qui permet de passer à autre chose, à la réflexion sur un autre sujet, ou qui résout un problème pour qu'une construction tienne debout. Ce n'est en aucun cas une réponse définitive: elle sera remise en cause un jour ou l'autre, soit parce que de nouveaux éléments mettront cette réponse en porte à faux, soit parce que la construction se sera écroulée, obligeant ainsi à rechercher les nouveaux éléments permettant de l'expliquer, de trouver une nouvelle réponse.

Pour moi, c'est là le sens profond de la vie: toujours chercher, se remettre en cause, et par là même ne pas se satisfaire de réponses définitives, soit volontairement, soit par obéissance ou crédulité. Si ce sens profond est de rechercher le bonheur, alors le bonheur, contrairement à ce qu'on a coutume de croire ou de nous faire croire, n'est pas un état de plénitude béate et durable. C'est une succession d'états fugitifs nés de la satisfaction éprouvée suite aux réponses à des questions qui se posent à nous, soit de notre propre réflexion - comme ces réflexions philosophiques présentes quand j'écris ces lignes - soit imposées par notre environnement, professionnel ou quotidien. La plénitude telle que veulent l'exprimer les différentes religions n'est en fait que l'absence de tout questionnement, ce qui se produit en cas de mort, mais contrairement à ce que disent les religions, il ne s'agit pas d'un état permanent de béatitude heureuse, mais bien de néant. La plénitude selon les religions, c'est l'arrêt du processus de la pensée. Chacun peut évidemment décider que son futur néant, celui engendré par sa propre mort, c'est-à-dire la fin de sa capacité de réflexion, constitue un état auquel on peut aspirer. Je préfère croire que c'est tout simplement la fin, et je m'en satisfais complètement, sûr de l'absence de toute conscience qui me ferait le réaliser, pour m'en féliciter ou le regretter. C'est Pascal qui disait, je crois (ou du moins c'est l'interprétation qui en a été faite, d'ailleurs sans doute à tort), qu'en l'absence de certitude il valait mieux parier sur Dieu, parce que ça ne pouvait être que bénéfice. Je crois au contraire que faire ce pari nous enferme dans une sphère qui empêche de se poser certaines questions: choisir, c'est toujours restreindre sa liberté. En ce sens, le pari de Pascal nous fait perdre quelque chose et pas des moindres ! Dieu est une impasse. C'est une hypothèse simplificatrice qui évite, ou empêche - selon son humeur ou son tempérament - de se poser des questions. Evitement quand c'est volontaire, que la vie fait peur et qu'on veut se cacher une réalité perçue comme insupportable. Empêchement quand cela nous est imposé ou fortement incité pas d'autres en fonction de notre crédulité.

Trouver, est provisoire...

Je reviens sur la notion de solution évoquée plus haut: trouver est une réponse à portée locale. Deux aspects pour s'en convaincre.

- D'abord les mathématiques, ou l'on ne conçoit plus, depuis l'avènement des "Mathématiques modernes", d'exprimer des propriétés sans définir au préalable un domaine d'application, un ensemble sur lequel ces propriétés sont applicables, étant entendu qu'elles ne le sont pas sur d'autres ensembles. Or les mathématiques démontrent bien cette faculté d'abstraction que le cerveau humain est capable de présenter, et qui, pour moi, est le modèle de la réflexion consciente, propre de l'homme. Cette "réflexion consciente" est de même nature que la réflexion philosophique que l'on peut avoir devant l'Univers, sauf qu'elle s'alimente, en mathématique, de la logique de raisonnement permise par la définition du domaine sur lequel on travaille. La réflexion philosophique, elle, travaille sur un domaine qu'on ne peut définir préalablement sans risquer de le restreindre, et donc sans limiter cette même réflexion. Je veux dire par là que la réflexion philosophique doit se faire sur un ensemble qui est aussi vaste que l'ensemble des connaissances acquises à un certain moment, étant entendu que ce domaine s'étend constamment. Je dirais même que le philosophe se doit d'essayer de l'élargir, avant même le scientifique, en se questionnant précisément sur le constat de cet élargissement permanent.

- Ensuite la sempiternelle remise en cause des acquis scientifiques, par l'affinement apporté par leurs propres réponses: en fait la science, en apportant ses réponses, engendre elle-même ses propres nouvelles questions. On conçoit bien que les réponses concernent un domaine déterminé, limité, celui du monde compris à l'instant. Ce domaine s'élargit continuellement, et on constate que les réponses précédentes ne concernent qu'un sous-ensemble de celui que l'on appréhende ensuite. Les scientifiques du fondamental admettent aujourd'hui deux théories pour expliquer l'Univers: la théorie quantique pour expliquer l'infiniment petit, et la théorie de la relativité pour expliquer l'infiniment grand. Ces deux théorie sont, a priori, incompatibles et tous les efforts actuels sont portés vers une tentative de convergence entre les deux pour aboutir à une théorie dite "unifiée". Or rien ne prouve que, si cette tentative aboutit, elle n'engendrera pas de nouvelles questions comme cela s'est toujours produit au fur et à mesure des avancées scientifiques. On aura simplement franchi une nouvelle étape.

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007