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REACTIONS SUR L'ACTUALITE

Novembre 07 - Pouvoir d'achat -

17/11/2007 - Le pouvoir d'achat des Français

Vos propositions, messieurs les socialistes sont toujours les mêmes: elles consistent à creuser le déficit,

Oui, notre pouvoir d'achat s'érode, et il va continuer de s'éroder. Les raisons en sont multiples, mais les deux plus importantes sont l'augmentation du coût de l'énergie fossile, et le développement des deux plus grands pays du monde que sont la Chine et l'Inde. Analysons chacun de ces facteurs:

  • Le prix du pétrole va continuer à augmenter, d'une part parce que la pénurie commence à devenir crédible. Je ne dit pas qu'on la sent venir, mais contrairement à ce qui se passait en 1973, de plus en plus de monde convient qu'il y aura pénurie, même si l'échéance fait polémique. Les gens raisonnent maintenant avec cette éventualité, ce qui est nouveau. La conséquence est une crainte de la part des pays exportateurs, qui, ayant tendance à vouloir prolonger la manne du pétrole, vont augmenter les prix à la production, ce qui sera relativement bien accepté de la part des pays consommateurs, compte tenu de leur conviction en une pénurie à terme. Il s'agit là d'un phénomène psychologique naturel, mais nouveau pour un marché mondial et irremplaçable.
    D'autre part, les pays émergeants, et principalement les deux que je citais plus haut, ont besoin de pétrole pour assurer leur croissance, puisque c'est la seule ressource disponible immédiatement. Je vous accorde qu'il y a aussi le charbon et la Chine est précisément un producteur important, mais il s'agit d'une source chère en exploitation, et qui sera de plus en plus impactée par les revendications pour l'amélioration des conditions de travail. Bref, ces pays sont prêts à payer le pétrole cher parce que c'est vital pour eux. Tant que leur main-d'oeuvre restera bon marché, donc produisant des produits hyper compétitifs, il pourront se payer le pétrole nécessaire à leur croissance.
  • La deuxième raison, c'est directement l'élévation du niveau de vie des pays émergeants. Comme la richesse de la planète ne croît pas aussi vite que celle des pays émergeants, il faut bien qu'il y ait transfert des pays riches (occidentaux, dont la France), vers les pays en cour de développement. Et penser que le niveau de vie des français peut augmenter facilement, ne peut être le fait que de personnes dont la capacité de raisonnement est déficiente. Le faire croire est pire: c'est soit de la démagogie, mais ça les socialistes savent faire, où de la bêtise. Un pays ne peut s'enrichir qu'au détriment des autres, en tout cas pour que sa croissance soit supérieure à la moyenne mondiale, et là, croyez-moi, certains pays émergeant savent faire. Si ce n'étaient que de petits pays, le problème ne serait pas grave, mais on parle quasiment de la moitié de la population du globe ! Alors, si vous croyez que plus d'un milliard de chinois peuvent avoir une croissance supérieure à 10% par an sans que d'autres nations ne s'appauvrissent, c'est que vous êtes naïfs.

Comment faire, alors ? La seule solution pour les pays développés de maintenir leur pouvoir d'achat, est de conserver (ou retrouver, pour le cas de la France) une capacité d'innovation supérieure aux autres, et d'anticiper toujours les avancées que pourront proposer les pays en voie de développement. Cet exercice est extrêmement difficile si on remarque que ces pays font des efforts extraordinaires pour accroître leurs connaissances et augmenter leur créativité. On en a un exemple remarquable de ce qui va se passer en voyant le Japon, qui se trouvait dans un situation analogue à celle de la Chine il y a 50 ans, et dont plus personne maintenant ne conteste la capacité d'innovation quand ce n'est pas le constat de leur maîtrise technologique. Quand à l'Inde, elle est déjà le leader incontesté dans les domaines de l'informatique et des services. Son handicap ne vient que de son système de castes (loin de moi l'idée de le juger, d'ailleurs), qui rend difficile la généralisation de l'expansion culturelle.

Alors la France dans tout ça ? Hé bien, elle est mal partie, ayant perdu l'habitude de travailler, et de se battre pour arriver à quelque chose. Le leitmotiv est la revendication du maintien des avantages acquis, et personne pour inverser la situation, enfin presque personne. Voyez comme il est difficile de faire bouger les choses: toutes les tentatives actuelles, sans exception, sont combattues, comme si le système existant était le meilleur du monde, et viable malgré l'évolution de la donne (la mondialisation, en particulier). Tous les concernés par des changements ont une réaction immédiate et durable de rejet, sans même réfléchir ou peser le pour et le contre, ou bien leur comportement s'avère extrêmement égoïste, et leur opposition défendue avec des arguments spécieux, pour ne pas dire de mauvaise foi, voire mensongers. Car, enfin il y a toujours un avantage et un inconvénient à une situation, et pourquoi la situation antérieure serait-elle plus pertinente qu'une nouvelle proposition dans un monde qui bouge tellement vite ? Les cheminots: des égoïstes qui ne veulent pas se mettre au niveau des autres. Les magistrats et les avocats, et les personnels de certains hôpitaux: des administratifs qui ne veulent pas comprendre que l'empilement des administrations et des services est ruineux pour la France. Les étudiants: en pleine contradiction (du moins pour les contestataires), n'admettant pas que l'autonomie des Universités est une meilleure chance pour eux de trouver du travail à l'issue de leur cursus, surtout si des financements privés interviennent. Les Assedic-Unedic: plus imbus de leurs petit travail tranquille et sans responsabilité (si, si, je l'ai vécu !), que de remplir la mission qu'ils sont sensés remplir, mais ce qui leur pend au nez, c'est une privatisation de fait, avec leur disparition à la clef.

La croissance de la France est insuffisante, depuis des décennies, à financer ne serait-ce que le maintien du pouvoir d'achat, par conséquent elle vit sur ses réserves. Certes elles étaient, et sont probablement encore importantes, mais ce pillage aura une fin. Et si nous n'en prenons pas conscience maintenant, c'est la dure réalité qui s'imposera un jour, et cela brutalement. La France en faillite ? Non, mais elle en est clairement sur le chemin ! La promotion continuelle de l'injustice entre riches et pauvres, entre nantis et nécessiteux, alimentée par une gauche jalouse et revancharde, ne peut qu'exacerber les antipathies et accentuer le clivage entre deux groupes artificiellement distingués. Cela au détriment d'une sérénité propice au travail, et d'ailleurs en total décalage par rapport au fonctionnement d'un société, où forcément des employeurs emploient des travailleurs. Qu'on discute pour une meilleure distribution des richesses des entreprises entre les propriétaires du capital et les créateurs de sa plus value que sont les employés, je le comprends, et même l'encourage, mais l'opposition systématique, l'accusation continuelle de l'exploitation des uns par les autres, n'est certes pas la voie la plus productive pour y arriver. Et le pays ne peut qu'y perdre du pouvoir d'achat par l'exil qu'elle provoque des entrepreneurs et décideurs vers des lieux plus accueillants. Non, ce qu'il faut, c'est recréer un climat de bonne entente entre patrons et salariés en promouvant l'idée qu'il s'agit bien d'un partenariat: camper sur des positions dures ne fait qu'aggraver la situation, et tout responsable politique devrait en prendre conscience pour rester digne envers lui-même de sa fonction d'élu.

Le pouvoir d'achat ne s'améliorera pas tout seul, et surement pas en pesant sur les entrepreneurs, donneurs d'emplois, quels qu'ils soient. Il ne proviendra pas non plus des caisses de l'état, endetté jusqu'au trognon: quelles que soient les formules envisagées, toutes sont couteuses pour les finances publiques et infinançables par les contribuables, même les riches, et contrairement à ce que veut faire croire la gauche, ce serait peanuts. Non, la seule solution consiste à faire comprendre que le pouvoir d'achat est entre les main de chaque citoyen individuellement, qu'il faut se retrousser les manches, et inverser les habitudes de paresse que les français ont prises. Cà ne pourra se faire que lentement, car il s'agit d'inverser une tendance, pour que la France arrive de nouveau à valoriser son savoir-faire, se remettre au rang des innovateurs, et surtout pour qu'elle retrouve une crédibilité au niveau mondial.
C'est bien de décrocher 20 milliards d'euros de marché avec la Chine, mais combien cela fait-il d'emplois réellement en France ? C'est certainement un exemple à suivre, et tout le monde est concerné. Si on ne sait plus fabriquer de chaussettes à des prix concurrentiels à cause de la Chine, si on ne sait plus développer de logiciels à cause de l'Inde, inventons et fabriquons les machines pour les vendre aux chinois et développons les outils pour développer plus rapidement des logiciels plus fiables. Et d'abord, prenons les emplois disponibles, qui existent dans l'hôtellerie, le bâtiment, la vallée de l'Arve? ET remplaçons les emplois de fonctionnaires par des emplois productifs. Il existe probablement un gisement potentiel important de richesses dans certains savoir-faire propres à notre pays, faisons en le recensement et essayons de les développer. Dans la même veine, labellisons tout ce qui est français et réputé mondialement comme tel, pour éviter les contrefaçons, à l'exemple du champagne.

Et pour réduire notre dépendance énergétique, en attendant de prometteuses énergies renouvelables qui ne pourront en tout état de cause ne se développer que lentement, fabriquons des centrales nucléaires non génératrices d'effet de serre, n'en déplaise aux contestataires verts, qui sont peut-être prêt à s'éclairer à la bougie, ce à quoi la majorité des Français n'est pas prête, et ce qui ne fait pas tourner nos usines

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007