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REACTIONS SUR L'ACTUALITE

Novembre 07 - Ce sont les contestatires qui m'interpellent...! - 2 -

06/11/2007 - Avançons

Marre d'entendre éternellement des gens se plaindre que Mr Sarkozy envahit l'actualité, les médias, se mette en avant. Marre d'entendre que les réformes sont injustifiées. Marre d'entendre que le gouvernement agit sans concertation... Facile de toujours critiquer sans apporter des idées...

La France n'est pas descendue au x-ième rang des nations mondiales sans raison. Depuis des lustres, la France réfléchit avant d'agir tellement que plus rien n'y progresse, ne s'y entreprend. Tout se passe comme si elle avait atteint le nirvana, chacun campe sur ses positions, dans son petit confort personnel quotidien, soi-disant durement acquis. Seules les critiques contre la pauvreté, les salaires trop bas, et la remise en cause des sacraux saints avantages acquis se font entendre. Alors, évidemment, quand quelqu'un agit, ça fait jaser: il faut discuter, réfléchir, arrondir les angles (écoutez les socialistes !), comme si on découvrait les problèmes maintenant. Mais tous ces problèmes que notre gouvernement prend à bras le corps, sont connus depuis belle lurette, et les traiter devient urgent - si tant est qu'on veuille un avenir pour notre pays-. Au bout de dix ans, vingt ans, la réflexion devrait être close, non ?

Alors que ceux qui tentent d'avancer risquent de faire des erreurs, c'est sûr, personne n'a jamais progressé sans prendre de risque (même pour marcher à pied !), mais en France on n'a pas droit à l'erreur: vous avez fait une erreur ? donc vous êtes bannis, au ban de accusés, au ban de la société. Nous sommes un des rares pays qui n'a pas compris que l'erreur est formatrice, et que ceux qui n'en font jamais, sont seulement ceux qui ne font rien. Un de mes patrons me disait: "j'ai réussi parce que je ne me suis trompé que dans un peu moins de 50% des cas". Nous avons été gouverné par des technocrates depuis 1981, depuis mai 68, qui n'ont aucune expérience de terrain, et qui surtout ne prennent pas de risque. Ils n'avaient d'ailleurs aucune stratégie à long terme, sinon ils auraient bien imaginé les tactiques pour la faire aboutir. Dans notre pays, ça fait 40 ans qu'on dénigre le travail en faisant croire que le salaire est un dû sans obligation de résultat, comme si les "patrons" étaient par définition des voleurs, que les syndicats n'expriment que des revendications génératrices de faillites, au lieu de négocier un fonctionnement d'entreprise, un partage équitable des revenus en fonction des possibilités de l'entreprise à chaque instant.

L'histoire des retraites est symptomatique: qui peut raisonnablement penser que, suite à l'allongement de l'espérance de vie, nos retraites, et à plus forte raison celles de nos enfants, peuvent continuer à être financée avec les mêmes méthodes et les mêmes moyens que par le passé ?, et surtout par des travailleurs qui travaillent de moins en moins longtemps - si, si, les Français souhaitent travailler de moins en moins longtemps ! Le financement par le revenu du capital ? allons, allons, d'abord le capital ne rapporte que si des gens y consacrent du travail, et puis il ne peut pas être taxé en France plus que dans les autres pays, sinon il fuit. Taxer le capital ? sûrement pas taxer ceux qui ont pris le risque (la grande majorité des investisseurs) d'investir dans des entreprises pour qu'elles existent, qu'elles fassent travailler des employés et qu'elles soient pérennes. Je suis favorable, en revanche, à la taxation:

1- du capital des spéculateurs dont la spéculation est la seule, ou la très majoritaire, source de revenu,

2- des revenus de délit d'initiés,

3- des parachutes dorés: que ceux qui ont fait des erreurs soient remerciés, soit, mais qu'ils aillent valoriser leurs erreurs dans une nouvelle entreprise, et pas dans celle qu'ils quittent (possible dans un système où on reconnaît l'erreur comme une valeur, donc pas en France).

Faire payer plus les quelques équipes de direction qui gagnent soi-disant des sommes faramineuses ? D'abord rien n'empêchera (ils ne s'en privent déjà pas) les sièges sociaux d'émigrer vers des asiles plus accueillant fiscalement, si tant est que des patrons trouvent encore un intérêt à faire travailler des Français pour leur entreprise !. Et puis, faites le calcul: mettons 1000 entreprises avec une équipe de direction de 10 membres, gagnant chacun en moyenne 1 million d'euros par an, taxé à 20% de plus qu'actuellement, cela représente 150 Euros par retraité (13,5 millons fin 2005) par an (12 Euros par mois), ça ne résout pas le problème...

Toujours au sujet des retraites: pourquoi persister dans des régimes spéciaux issus d'une histoire obsolète. Comment faire croire aujourd'hui que la pénibilité du travail des cheminots (à titre d'exemple) est pire que celles d'autres métiers, qui, eux cotisent déjà depuis longtemps à 40 ans ? La pénibilité, dont aucune profession ne peut revendiquer qu'elle est plus élevée qu'une autre, ne peut être un critère de détermination d'un régime de retraite.

Et j'aurais une solution originale de financement des retraites, mais il s'agit, hélas d'un sujet tabou: la taxation à 100% des héritages (c'est à dire cession à l'état en totalité), considérant que le plus bel héritage de la part des parents est de faire en sorte que leurs enfants puissent réussir tout seuls.

Et parmi les autres sujets nécessitant des réformes:

- Nous vivons encore dans un systèmes de découpage administratif qui date de 1789 ! Certes d'autres découpages ont été réalisés (conurbations pour plusieurs communes, régions pour plusieurs départements... ), mais ils viennent se superposer à ceux existant, donc n'engendrent que des surcoûts. Il est évident que le découpage en régions, par exemple, est mieux adapté à notre société moderne, mais il faut aller jusqu'au bout de la logique: pour tous les aspects administratifs et sociaux (préfectures, justice, hôpitaux, etc...) sinon on ne fait qu'ajouter des dépenses, sans compter le coût de traitement des conflits d'intérêt entre les entités administratives d'un même lieu. La solution efficace pour améliorer le fonctionnement et diminuer les dépenses de l'état est forcément de supprimer les départements et toutes leurs administrations au profit de la région, de même les communes au profit de leur conurbation quand elle existe. Cela devrait paraître évident à n'importe quel gestionnaire avisé, et Mr Sarkozy semble l'avoir compris. Certes cela supprimera des emplois, et j'espère beaucoup d'emplois. Mais ne vaut-il pas mieux avoir des emplois productifs de richesses plutôt que des emplois générateurs de pertes au détriment d'une redistribution équitable: de quel droit certains emplois inutiles ponctionnent-ils une partie de l'argent de la nation ? parce que des emplois, il y en a, qui ne trouvent pas preneurs (découvrez la Hte-Savoie, par exemple!). Ah, mais évidemment il faut avoir envie de travailler !

- Nous avons encore le code civil de Napoléon, tient, un autre qui avait fait bouger les choses, et sans doute avec raison puisqu'on en exploite toujours les acquis, mais est-ce encore le plus judicieux après 200 ans ? Même si de nombreux amendements et de nombreuses évolutions y ont été apportées, ne serait-il pas judicieux de le revoir et de le simplifier, ne serait que pour que les avocats du barreau n'y trouvent pas toujours le texte qui en contredit un autre, au détriment d'une justice efficace ou simplement juste ?

Et l'on pourrait multiplier les exemples d'immobilismes avec des règles de fonctionnement qu'on ne peut toucher sans risquer d'avoir des émeutes de rue. Est-ce ça la démocratie ? Je croyais plutôt qu'une majorité élue pouvait gouverner grâce à la compréhension d'une minorité provisoirement battue. Hé bien non, pas en France: ici, quand quelqu'un veut avancer on lui barre la route. Si c'est un entrepreneur, il vole son personnel pour s'enrichir, si c'est le gouvernement élu, il gruge le peuple. C'est dommage que la majorité silencieuse ne s'exprime pas. Car ce ne sont pas les quelques pourcents de syndiqués, absolument non représentatifs des travailleurs, ni les quelques centaines d'arracheurs de maïs transgéniques derrière un José Bovet râleur qui peuvent prouver qu'ils sont représentatifs de la population française !

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007