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Politique française

Mars 08

25/03/2008 - Elections locales: analyse d'une défaite

Contrairement à ce que la plupart prétendent, et particulièrement la gauche, la droite a perdu ces élections parce qu'elle n'a pas soutenu l'action du gouvernement. Je m'explique:

Car, ne vous y trompez pas, c'est bien l'UMP qui a perdu et non la gauche qui a gagné.
Comment la gauche aurait-elle pu gagner, elle qui n'a rien à proposer, et qui se cantonne dans une critique complètement improductive, certainement pour masquer ses querelles internes pour ne pas dire ses dissensions et sa totale incapacité à se positionner dans la conjoncture mondiale actuelle. Son leitmotiv est toujours: "faisons une commission d'enquête", méthode efficace pour différer l'action et finalement ne rien faire.

Non, c'est bien la droite qui a perdu, et la cause n'est pas une réaction au comportement de notre Président Sarkozy, mais bien un lâchage des adhérents de l'UMP, du moins de la plupart des candidats à un poste aux municipales ou aux cantonales.
Que s'est-il passé ?
Les supporters de Sarkozy pour son élection à la présidence voyaient évidemment dans leur soutien une opportunité pour eux de se faire valoir et de ainsi profiter de l'impulsion de l'élection présidentielle pour leur promotion lors de prochaines échéances électorales. Mais, pas plus futés que des oiseaux, et ne comprenant rien à la nécessité d'une action de long terme pour gouverner un pays comme la France, ils se sont fiés aux sondages pour la désavouer, sans pourtant avoir le cran de le dire ouvertement, croyant ainsi pouvoir remonter leur crédit vis-à-vis des électeurs. Ils ont eu honte du comportement de leur leader. Cela montre bien d'une part la faiblesse d'esprit de nos politiques et d'autre part leur avidité au pouvoir pour le pouvoir et non pour le bien de leur pays. Ce qui compte pour eux, c'est de se faire élire, mais pas de mettre en pratique des propositions qu'ils auraient faites, puisque seulement capables d'adapter leur action aux courbes d'évolution de leur popularité au travers des sondages successifs: suiveurs, mais pas meneurs !

Ils n'ont pas compris que leur rôle était, au contraire de soutenir l'action du Président, que leur devoir était de l'expliquer aux citoyens envers et contre tout, et qu'ainsi ils gagnaient sur les deux tableaux: d'abord montrer leur force de conviction, ensuite affirmer la réelle volonté de la droite à réformer enfin cette France qui ne cesse de péricliter dans notre monde contemporain, et enfin de démontrer la carence de propositions, et la démagogie de la gauche. Non, au lieu de ça, ils se sont fait tout petits, évitant de monter au créneau de la confrontation pour défendre une politique volontariste, mais prouvant aussi de cette manière un manque d'envergure caractérisé. Finalement le seul qui tienne vraiment le cap devant cette situation est Fillon, et heureusement son gouvernement, qui, malgré la presse qui aurait bien voulu voir, dans le déséquilibre des résultats de sondages entre lui-même et le président, une pomme de discorde, soutient fermement l'action engagée.

Alors, voilà le résultat: une gauche qui clame haut et fort un désaveux du gouvernement et de son action, alors qu'elle est incapable de proposer la moindre action alternative, et qui de ce fait monte une partie des français contre les autres, alimentant par là le risque de conflits sociaux à venir. Nous sommes quand même un drôle de pays où personne, dans l'opposition, et c'est vrai dans les deux sens, n'a le droit de soutenir certaines actions gouvernementales sans se faire automatiquement bannir de son camp, comme si la Vérité était pleine et entière d'un seul côté (enfin, en ce moment je me demande quelle est la vérité de la gauche !).

Heureusement, grâce à leur solidarité, leur clairvoyance et leur capacité à gouverner dans l'adversité, le Président et son gouvernement ne s'y sont pas laissé prendre, confirmant immédiatement leur plan d'action et leurs objectifs, même si d'aucun voient poindre une évolution du comportement du Président, ce qui entre nous reste du domaine de l'anecdotique. Certes, dans le contexte engendré par ces élections, l'action gouvernementale sera peut-être plus difficile, mais elle est nécessaire. Même si l'on peut contester ce plan d'action, car il existe toujours d'autres solutions possibles pour résoudre un problème politique, au moins celui-ci existe, est cohérent, se positionne dans le long terme comme doit l'être une action de gouvernement, sans se plier constamment à l'humeur du moment reflétée par les sondages, dont d'ailleurs les résultats ne sont, la plupart du temps, que l'image des déblatérations des journalistes, plus enclins à faire du sensationnel que de proposer une réflexion de fond. On ne gouverne pas avec des sondages.

Personne, apparemment, ne s'est posé la question du déséquilibre entre les cotes respectives de Fillon et Sarkosy, car, enfin, Fillon applique le politique proposée par le candidat Sarkosy, ce qui prouve que ce n'est pas cette politique que les français désapprouvent, mais sans doute le style du Président. Malgré les apparences les Français sont restés très monarchiques dans leur comportement: il sont sensés avoir voulu la république, qui met tout le monde sur un pied d'égalité, et cependant ils attendent, de la part de leur Président un comportement de monarque, respectueux d'un protocole désuet et suranné.
Ce qui devrait compter, c'est l'action, la spontanéité, et surtout les résultats, et ça c'est à la fin d'un mandat qu'on peut en juger, et pas au début. La notion d'état de grâce est aussi une notion journalistique: quiconque s'est un tant soit peu frotté à des responsabilités humaines s'est vu un jour ou l'autre critiqué, sans pour autant que son action ait été désavouée sur le long terme.
Ce sont ces aspects de la responsabilité de l'action que les hommes politiques de la droite n'ont pas compris.

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Resolution conseillee:1024x768px - Première mise en ligne 15/01/2007